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Affichiste(s)
mis à jour le 15 novembre 2010
Un affichiste est une personne responsable de la création d'une affiche.
À la fin du XIXe siècle l'affiche gagne quelques lettres de noblesse et des artistes comme Jules Chéret ou Alfons Mucha gagnent en notoriété alors que des peintres comme Henri de Toulouse-Lautrec ne dédaignent plus de travailler pour promouvoir un produit ou un spectacle. Le jeune Charles Gesmar, protégé de Mistinguett à partir de 1916, confirmera la gloire de celle-ci grâce à ses affiches devenues célèbres depuis.
C'est Cappiello qui va faire la transition au tournant de l'entre-deux-guerres.
L'affiche se met alors à la page de l'épure qui domine l'art graphique. C'est l'heure des créateurs que sont Cassandre, le chef de file, et les 3 autres "mousquetaires" : Paul Colin, Charles Loupot et Jean Carlu.
Viendront ensuite Raymond Savignac (formé par Cassandre) et son complice Villemot.

Les principaux affichistes français (ou qui ont œuvré en France) :

- Jules Chéret (1836-1932) et ses affiches pour le Moulin Rouge, les Folies bergères, etc.
- Théophile Alexandre Steinlen (1859-1923) et sa célèbre affiche de la tournée du Chat Noir
- Alfons Mucha (1860-1939), le maître de l'Art nouveau, et ses affiches pour Sarah Bernhardt
- Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) et ses affiches pour Bruant, La Goulue, etc.
- Leonetto Cappiello (1875-1942), peut-être le plus doué de tous, et ses affiches pour Cinzano, Campari, ...
- Paul Colin (1892-1985) et ses célèbres affiches pour la Revue Nègre de Joséphine Baker.
- Charles Loupot (1892-1962) et ses affiches pour l'apéritif St Raphaël ou le thé Twining
- Erté (1892-1990) ou l'âge d'or du Music Hall
- Jean Carlu (1900-1997) et ses affiches pour Air France
- Charles Gesmar (1900-1928), le protégé de Mistinguett
- Cassandre (1901-1968) et son célèbre Dubo, Dubon, Dubonnet, ou l'affiche du paquebot Normandie
- Raymond Savignac (1907-2002), le plus connu du public avec ses réclames pour Monsavon ou Bic
- René Gruau (1909-2004) et son magnifique travail pour Dior
- Bernard Villemot (1911-1989) et ses pubs indémodables pour Orangina, Perrier...
- Hervé Morvan (1917-1980) et son fameux tirailleur sénégalais pour la réclame de Banania
- Jacques Auriac (1922-2003) et ses affiches pour Bally, Lip ou le Loto...
- Jean-Michel Folon (1934-2005), ses aquarelles pour Amnesty International, son générique pour Antenne 2
- Michel Quarez (1938-), ses affiches fluo et engagées

Il y en a encore beaucoup d'autres, y compris des peintres comme Matisse, Picaso ou Chagall, qui se sont aussi adonnés à l'affiche, mais ce sont là les plus importants.


Et aujourd'hui ?
Dans la seconde moitié du XXe siècle, les affichistes ont peu à peu été remplacés par les graphistes. Vous en trouverez également de nombreux tout au long de mes pages (le premier, juste en-dessous). La différence c'est que les affichistes étaient avant tout des peintres, illustrateurs ou dessinateurs, créant leurs affiches à partir de leurs œuvres.


Aujourd'hui, cette tradition est reprise par un artiste comme Razzia (de son vrai nom Gérard Courbouleix Dénériaz, né en 1950), avec des affiches très "art déco", qu'il crée à partir de ses œuvres peintes - on pourrait dire "à l'ancienne" - entre autre pour Louis Vuiton. Bon, il est vrai qu'il a trouvé le bon créneau en surfant sur la vague "vintage revival". Les américains, notamment, en sont fans (Elton John, Michael Caine et Jackie Collins, parrait-il, font collection de ses posters).
Mais le vrai grand représentant encore en activité de cette école française, peut-être le dernier véritable affichiste et digne successeur de Savignac (que, d'ailleurs, il affectionne tout particulièrement), c'est Michel Quarez et ses affiches joyeuses et colorées. Personnellement, j'adooooore !

En attendant que vous alliez débusquer tous ces artistes au fil de mon site, vous trouverez ci-dessous un rapide aperçu chronologique de plus de 100 ans d'affiche publicitaire en France, de 1887 à nos jours.

Apeloig (Philippe)
05 mai 2010
Philippe Apeloig est un designer graphique et typographe français né à Paris en 1962.
Après des études d'arts appliqués et arts décoratifs à Paris, il fait un stage chez Total Design à Amsterdam, avant d'être élu graphiste au Musée d'Orsay. De 1991 à 1998, il enseigne la typographie aux Arts Déco et séjourne un an à la Villa Médicis à Rome. A partir de 1999, il enseigne le design à la Cooper Union de New-York (école d'art et d'architecture) et la direction artistique du Lubalin Center, centre de design et de recherche sur la typographie.
Au cours de sa carrière, Philippe Apeloig travaille essentiellement pour des institutions culturelles. Il se fait connaître en réalisant la célèbre affiche pour l'exposition Chicago au musée d'Orsay (voir ci-dessous). Plus tard, il crée aussi de nombreuses affiches pour le musée du Louvre ainsi que l'identité visuelle du Musée d'art et d'histoire du judaïsme de Paris. Il est aussi le créateur de logos comme celui du label Musée de France ou celui de l'exposition Cézanne à Aix-en-Provence.
Influencé par le constructivisme russe et le Bauhaus, son approche se situe dans la lignée du "style suisse" (utilisation de grilles, polices sans serif...). Apeloig déclarait par exemple : « Toutes mes affiches sont composées sur la base d’une grille, qui joue le rôle des fondations d’un édifice. C’est un système que j’ai appris en Hollande et que je continue à utiliser ».
Malgré cette base qui pourrait parraître rigide, le travail de Phlippe Apeloig est toujours élégant et inventif, et laisse place à une vraie poésie (commme dans son affiche "bateaux sur l'eau"). C'est sans doute sa double culture française et américaine qui lui permet de faire des affiches à la fois esthétiques et efficaces. Ce que j'aime surtout dans les travaux de ce graphiste c'est que tout part de la typographie (il utilise d'ailleurs souvent ses propres créations typographiques), elle est à la fois le texte et l'image.
Bref, c'est du du grand art. D'ailleurs, plusieurs de ses créations font partie des collections du MoMA.


Architecture
05 mai 2010
L’architecture peut se définir comme l’art de bâtir des édifices. Et il est bien le premier des arts (voir plus loin) puisqu'il est celui qui nous touche le plus directement, dans notre vie quotidienne. Avec l'urbanisme l'architecture façonne notre cadre de vie et conditionne en grande partie la qualité de cette dernière. Habiter un grand-ensemble ou un immeuble de standing, un petit studio sombre ou une vaste maison ouverte sur le jardin, ce n'est pas tout à fait la même chose. Bref, depuis Imhotep, et sans doute même avant, l'architecture a impacté durablement notre vie, à nous les hommes (et collatéralement un peu aussi celle de nos amis les animaux et les plantes).
Comme dans tous les arts, il y a du bon, et du moins bon.
Dans le moins bon, je mettrais par exemple ces grands-ensembles bâtis entre les années 50 et les années 80, notamment en France, et qui sont un véritable crime contre l'humanité, créant le cadre idéal aux problèmes des « banlieues », des « quartiers » ou des « cités », les appellations changeant régulièrement, mais le constat restant le même : la vie est impossible dans une architecture aussi déshumanisée. Dans le moins bon, je mettrais aussi Le Corbusier, avec les théories et les réalisations duquel j'ai vraiment du mal.
Dans le meilleur, l'intelligence de Jean Nouvel, mon chouchou, côtoie l'élégance de Calatrava, la folie de Gaudi répond à la poésie austère de Tadao Ando. Tous ont en commun de sublimer leur art et de rendre le monde un peu plus beau. Au fil de mes pages, vous en rencontrerez sûrement bien d'autres, de ces artistes du bâtir...

Architecture ronde
25 octobre 2010
Bon, au premier abord, le sujet peut parraître anecdotique. Quand la professeure d'Art plastique de ma fille lui a demandé de faire des recherches sur ce sujet, je me suis dit "quel intérêt"... Comme je me trompais !
Déjà, et je n'y avais pas vraiment pensé jusque là, les types d'habitats les plus anciens ou les plus primitifs que l'on connaisse sont quasiment toujours ronds : tumulus (même si ce sont des sépultures et non des habitations), huttes ou cases africaines, yourtes mongoles, tipis indiens, igloos... Chez nous, les bories provençales de pierres sèches sont également souvent rondes.

Depuis, par contre, rares sont les habitations à être restées rondes (à part quelques "pépites" comme les maisons en terre de Fujian, en Chine, ou celles d'Alberobello, dans les Pouilles italiennes), peut-être justement pour montrer que nous ne sommes plus des hommes primitifs...
Certains bâtiments sont toutefois demeurés circulaires, notamment les tours (et dans "tour" il y a bien l'idée de rondeur), sans doute pour leur plus grande facilité de construction et leur meilleure solidité. Ainsi les donjons et les tours des châteaux forts, les cloictheach irlandaises (littéralement « maisons de la cloche »), la Tour de Pise, ou, plus récemment, certaines tours d'habitation ou de bureaux, comme la Maison de la Radio à Paris, les "choux-fleurs" de Créteil, le Basel BIS building de Mario Botta ou la tour Agbar de Jean Nouvel (déjà en photo dans l'article au-dessus) à Barcelone.

Mais l'architecture ne concerne pas seulement les habitations. De nombreux autres bâtiments ronds ont été bâtis, comme les arènes (romaines ou non), ou plus récemment les rotondes ferroviaires, les très belles round barns nord-américaines ou la Cathédrale d'Evry. Les phares, châteaux d'eau, tours de contrôle ou pigeonniers sont également le plus souvent ronds.

En architecture on peut considérer le tout, comme je l'ai fait jusque là. Mais pour terminer ce court exposé je vais maintenant parler des éléments pouvants composant un édifice. Il en est alors de nombreux à être ronds : des colonnes aux œil-de-bœufs en passant par les voûtes, les escaliers, les arches, les coupôles... En voici quelques exemples.

Arte
27 avril 2010
Cette chaine est comme une grosse verrue sur le PAF. Une verrue de culture et d'intelligence au milieu d'un paysage télévisuel abêtissant et formaté, morne et déprimant, frileusement consensuel et politiquement correct, pour ne pas dire servile. Sur Arte passent la plupart de mes programmes préférés. En voici quelques uns. Sans oublier les soirées Théma... Juste pour essayer de ne pas mourir idiot. Et puis Arte est aussi sur internet : on peut y revoir pendant 7 jours les programmes qu'on a raté ; et c'est aussi la VOD (video on demand). Bref, je suis FAN !

Arts
27 avril 2010
Lorsqu'on parle de cinéma, on parle souvent du 7ème art. Mais sait-on toujours quels sont les autres arts ? Eh bien, ne reculant devant aucun effort, je me suis renseigné et vous en donne ci-dessous la liste. Malheureusement, si tout le monde est d'accord sur les 5 premiers (et encore même pas... parfois la danse est en 4ème ou 5ème, la poésie 6ème), ensuite ça se gâte, notamment pour les 6ème et 8ème, que beaucoup revandiquent. Heureusement, pour les 7ème et 9ème, cela semble bien figé.
1er art : l'architecture
2ème art : la sculpture
3ème art : la peinture
4ème art : la musique
5ème art : la littérature et la poésie
6ème art : les arts vivants (théâtre, danse, cirque, etc.), ou bien la photographie
7ème art : le cinéma
8ème art : les arts médiatiques (radio, télévision, photographie), ou parfois l'art dramatique
9ème art : la bande-dessinée

J'ai également trouvé cet autre classement, établi par Hegel, dans son Esthétique, selon une double échelle de matérialité décroissante et d'expressivité croissante. Il distingue ainsi six arts, dans cet ordre :
1. architecture - 2. sculpture - 3. peinture - 4. musique - 5. danse - 6. poésie
Le septième art est une expression proposée en 1919 par Ricciotto Canudo pour désigner le cinéma.
La photographie pourrait ainsi être huitième (bien qu'elle ait été inventée bien avant le cinématographe),
et la BD le 9ème.

On peut rajouter également que dans l'antiquité, les arts étaient symbolisés par les muses, au nombre de 9 :
Calliope : La poésie épique ; Clio : L'histoire ; Érato : La poésie lyrique ; Euterpe : La musique ; Melpomène : La tragédie ;- Polymnie : L'art d'écrire et la pantomime ; Terpsichore : La danse ; Thalie : La comédie ; et Uranie : L'astronomie

Tout cela est bien joli, mais je me pose une question : où se situe le graphisme dans tout ça ? Bon, ça n'est peut-être pas un art, après tout, juste un artisanat...

Autoportraits
02 septembre 2010
L'autoportrait, figure de l'artiste par lui-même, est un exercice que de nombreux peintres ont pratiqué. Le genre, qui semble absent dans l'antiquité, et exceptionnel au Moyen Âge, émerge avec la Renaissance, lorsque l’individu devient en soi un centre d’intérêt majeur.
La création de la peinture a été rapportée à la vision de Narcisse se contemplant dans son miroir (Alberti) et se réfère donc directement à l’autoportrait. Au-delà de l'introspection, l'autoportrait fut une manière commode d'exercer sa technique (le modèle le plus facilement disponible étant soi-même).
Dürer est un des grands créateurs du genre de l'autoportrait, comme représentation distincte de soi. Il se dessine dès l'âge de treize ans en 1484, puis peint trois grands autoportraits en 1493, 1498 et 1500.
Mais le plus marquant des autoportraitistes est sans conteste Rembrandt, qui a consacré près d'une centaine d'œuvres, gravures ou toiles, à l'image de soi.
On peut dire que presque chaque grand peintre nous a laissé au moins un autoportrait, mais le genre a été de nouveau particulièrement prisé par les expressionnistes du début du XXe siècle, en partie sous l’influence de Van Gogh, qui s’est représenté trente-sept fois, de 1886 à 1889.
Par la suite, des peintres majeurs comme Picasso ou Francis Bacon ont à leur tour considérablement renouvelé le genre.
Pour ma part, j'adore le doux et malicieux regard du « Bonhomme Chardin » sur son autoportrait au pastel...