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Histoire de la peinture abstraite

25 décembre 2010

Le contexte
Dans les contexte de l'histoire de l'art, on ne saurait ignorer l'apparition de la photographie, qui aura des conséquences directes sur l'évolution de la peinture (cf. Rodtchenko). Dès 1839, elle apparait comme une technique concurrente de la peinture. Les peintres se sentent directement concernés quand ils découvrent qu'on n'a plus besoin d'eux pour pour décrire, représenter, illustrer... fonctions qu'on confondait trop facilement avec la finalité de leur pratique. Mais dans le même temps, l'idée du musée commençait à sensibiliser le public à une autre approche de la création, où ce qui est représenté compte moins que la manière de le représenter. L'art continue à être orienté par la volonté de traduire le visible mais les peintres mettent en évidence les différents composants de la peinture : la ligne, la composition, la couleur, la matière... dont ils interrogent les possibilités en accordant une place toujours plus grande à la manière de peindre. Dans le même temps, les progrès de la science font voir le monde d'une façon très différente, sous le regard de personnalités comme Bergson, Freud, Plank ou Einstein. Le tableau devient un objet avant d'être une représentation. Le processus de création devient partie prenante de l'œuvre. Les précurseurs de la peinture abstraite sont Seurat – ses tableuax ne sont en fait que des suites de points colorés – et, surtout, Monet, qui poussera ses études sur les Nymphéas jusqu'à la quasi-dissolution des formes, qu'il convertit en couleurs – il ne sera d'ailleurs vraiment compris qu'après 1945. Mais son expérience a des conséquences directes sur Kandinsky, puisque c'est devant une des « Meules de foin » de Monet qu'il décide de devenir peintre.
Gauguin comparait la peinture à de la musique. « J'obtiens par des arrangements de lignes et de couleurs, avec le prétexte d'un sujet quelconque, des harmonies ne représentant rien d'absolument réel, n'exprimant directement aucune idée, mais devant faire penser, comme la musique fait penser et éveille des images. » Il conclue en rappelant que « un tableau, avant d'être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs assemblées dans un certain ordre. »
Braque et Picasso, partant des idées de Cézanne revitalisées au contact de l'art nègre, affirment, dans le cubisme, la primauté de la construction du tableau. Leur art demeure toutefois figuratif. Mais le sujet n'est plus qu'un prétexte : la peinture trouve en elle-même sa raison d'être (c'était déjà le cas dans les « séries » de Monet).
Les premiers peintres abstraits vont mettre en évidence les éléments caractéristiques d'une sensibilité nouvelle : la couleur, le rythme et la matière. Ainsi chez Delaunay, et chez les futuristes. Ainsi chez Duchamp essayant de représenter la quatrième dimension : le temps (Homme descendant un escalier) - ou chez Malévitch avec son "rémouleur". Et puis, avec l'avènement de la science toute puissante, les « machines » envahissent les tableaux (Léger, Duchamp, Picabia). D'ailleurs, pour Duchamp, la peinture ne doit plus seulement « être visuelle ou rétinienne mais intéresser aussi la matière grise ».

Kandinsky
C'est aux alentours de 1910 qu'a lieu la fracture de la représentation qu'est l'abstraction (une expression non descriptive). La découverte des arts primitifs et islamistes joue un grand rôle en attirant l'attention des peintres sur le pouvoir émotionnel d'images non figuratives, leur confirmant que la finalité de la création n'est pas la description du visible. Kandinsky, le premier, va mettre en évidence la double réalité de la peinture : son expression et sa forme. Il reconnait que « l'œuvre d'art naît de l'artiste de façon mystérieuse. Mais celui-ci doit avoir quelque chose à communiquer », la forme n'étant que le moyen de son expression, sinon il ne fait que de la peinture décorative, « quelque chose de comparable à un tapis ou une cravate ». Il résume ainsi une œuvre d'art :
l'émotion (de l'artiste) > le ressenti > l'œuvre > le ressenti > l'émotion (de l'observateur)

L'œuvre d'art est réussie si l'émotion est passée de l'un à l'autre. Dès lors, l'art ne se cherche plus de justification. En effaçant progressivement ses références figuratives, Kandinsky ouvre la voie à la libération de la peinture, en même temps que le tchèque Frantisek Kupka, parfois oublié. Klee et, surtout, Malévitch vont leur emboiter le pas. Car c'est en Russie que l'affirmation d'une véritable peinture abstraite va d'abord se réaliser.

L'Avant-garde russe
La Russie avant 1914 est en effet un territoire où, dans le bouillonnement des idées révolutionnaires, aucun champ d'activité humaine n'échappe à une révision radicale. Et, grâce aux collectionneurs Morosov et Chtoukine (ce dernier possède à la veille de la guerre 40 Matisse et 51 Picasso !), l'art d'avant-garde est mieux connu à Moscou qu'à Paris ou Munich. Ces mécènes favorisent aussi les nombreux voyages d'artistes russes à l'ouest. Sur le plan culturel, la fermentation est à son comble. Larionov et Goncharova créent l'avant garde russe, dans la lignée du cubisme et du futurisme. Ils entrainent dans leur sillage Tatline et, surtout, Malévitch et son suprématisme. Avec son carré noir sur fond blanc, il ne peint pas « un carré mais le sentiment de l'absence de l'objet ». Il vient de franchir un pas décisif qui a fait hésiter beaucoup de ses contemporains : « L'art arrive dans un désert où il n'y a plus rien de reconnaissable que la sensibilité ». L'art devient ainsi « fabrication », « action » et non plus « représentation ». Dans cette Avant-garde russe, il y a un nombre exceptionnel de femmes : Natalia Goncharova (femme de Mikhaïl Larionov), Sonia Delaunay, Alexandra Exter, Varvara Stepanova (femme de Rodtchenko), Olga Rozanova, Lioubov Popova, toutes profondément originales.
La couleur a une place prépondérante dans la réflexion des russes. Les constructivistes vont pousser l'idée encore plus loin. Taraboukine le résume ainsi : « Chaque fois que le peintre a voulu se débarrasser réellement de la représentativité, il ne l'a pu qu'au prix de la destruction de la peinture et de son propre suicide en tant que peintre. Je pense à une toile récente de Rodtchenko. Ce n'est plus une étape qui pourrait être suivie de nouvelles autres, mais le pas final, le dernier tableau. » D'ailleurs Rodtchenko va cesser de peindre pour se tourner définitivement vers la photographie, mais en l'utilisant comme un matériau artistique, privilégiant la manière au sujet, inventant le photomontage... dans le but avoué de façonner la sensibilité d'un homme nouveau. Un art appliqué, en quelque sorte.

Mondrian
L'évolution du peintre néerlandais Piet Mondrian permet de revivre en condensé tout le cheminement de l'Abstraction géométrique, des premières propositions cubistes jusqu'au suprématisme russe. Á l'instar de Kandinsky, il est persuadé que la création doit véhiculer un message spirituel. Son intuition trouve sa confirmation dans les théories du théosophe Schoenmaekers, qui écrit : « Nous voulons pénétrer la nature de telle manière que la combinaison intérieure de la réalité nous soit révélée ». Cette recherche des lois secrètes va amener Mondrian à une abstraction fondamentale. D'autant qu'en octobre 1911, à Amsterdam, il visite une exposition consacrée à Cézanne et aux cubistes. C'est la révélation. Il les rejoint aussitôt à Paris. Mais contrairement aux cubistes qui tentent de représenter l'espace, Mondrian veut détruire ledit espace, en revenir à l'essence fondamentale de la toile : le plan. Il ne s'agit plus de peindre un arbre ou un clocher mais d'en révéler l'ordre caché, l'harmonie universelle, pour libérer l'homme des désordres du monde (Kandinsky expliquait sa peinture en disant « chercher un langage métaphorique lui permettant de traduire par analogie la métamorphose des formes naturelles, le dynamisme du monde et l'infini de l'espace que les sciences révèlent ».) Mondrian en arrivera à réduire l'univers à l'opposition fondamentale entre la verticale (expression de la volonté) et l'horizontale (symbole du repos) – que l'on retrouve aussi dans les toiles d'Yves Tanguy – la multipliant sur l'ensemble de la toile et même plus loin (ses toiles rayonnent souvent bien au-delà de leurs limites), pour exprimer que l'univers entier est ainsi. Mais en Hollande, il n'est plus seul. Il s'est lié d'amitié avec van Doesburg et Bart van der Leck. Ensemble ils vont fonder la revue « De Stijl » (octobre 1917). Comme les constructivistes, ils veulent changer la valeur d'usage de l'art : la construction doit remplacer le lyrisme, la machine l'artisan, le collectivisme l'individualisme. D'ailleurs van Doesburg récuse le terme d'abstrait, lui préférant celui de « concret », pour exprimer sa réalité intrinsèque. Grâce à l'abstraction, que Mondrian appelle « dénaturalisation », la peinture devient une expérience de laboratoire. « On ne peut, dit-il, avec les vieux matériaux, construire un art neuf. » La peinture est morte, vive la peinture !

Gropius est vite séduit par les idées de van Doesburg et Moholy-Nagy. Il va d'ailleurs, dans son école du Bauhaus de Dessau, s'entourer d'un corps enseignant exceptionnel : Itten, Klee, Kandinsky, Albers...
Au début des années 30, la plupart des abstraits se réfugient à Paris, ultime refuge européen de la liberté (la montée du totalitarisme menace partout les artistes les plus révolutionnaires).
L'Urugayen Joaquin Torrès-Garcia et le Belge Michel Seuphor fondent le groupe « Cercle et Carré » qui compte bientôt 80 membres et se dote d'une revue du même nom (15 mars 1930), suivi le 15 février 1931 de « Abstraction-Création » et ses 400 adhérents. Jean Arp et son épouse Sophie Taeuber sont de toutes ces aventures parisiennes.
En 1932, les nazis ferment le Bauhaus de Dessau. Le bauhaus est totalement dissout en avril 1933, ses membres obligés d'émigrer à Paris, Londres ou les USA.

Hartung et Miró
C'est avec Hans Hartung que la volonté d'expression pure et libre s'affirme de nouveau, avec ses premiers dessins et aquarelles (1920-1922), puis, dès 1925-1927 avec Joan Miró. Miró détestait les théories sur l'art et il se tenait toujours en marge des courants quels qu'ils soient. Dès 1925, il développe de surprenantes recherches plastiques dans divers sens, avec une profusion de symboles qui font de lui le précurseur l'Abstraction lyrique. Selon Jacques Dupin : « Miró a abouti, vingt ans avant Pollock à la création d'un espace extrêmement suggestif par la confusion de la texture et de la structure, qui ouvrira une voie scandaleusement nouvelle à la génération qui suit. » Selon James Thrall Soby : « il suffit de citer les noms de Pollock, Rothko, Gottlieb, Motherwell, pour les États-Unis, et de Tàpies, Burri, Alechinsky et bien d'autres en Europe, pour constater que les germes lancés par Miró n'ont pas été dispersés en vain.»

De Pollock à Stella
C'est d'ailleurs aux États-Unis que l'abstraction va trouver un second souffle, dans un continent où le poids de l'histoire n'est pas aussi étouffant qu'en Europe.
En octobre 1942, Peggy Guggenheim ouvre sa galerie « Art of this century » où sont présentés les œuvres des surréalistes émigrés et des jeunes Américains. C'est le moment où Pollock, Rothko, Motherwell, Gottlieb, Still ou Gorky cherchent en eux-mêmes le sujet de la création. Ils sentent que pour vivre pleinement la modernité de leur temps, ils faut qu'ils aillent au bout d'eux mêmes. Ils sont persuadés que le geste représente l'émanation de l'automatisme psychique (sensibilisés en cela par les surréalistes) : sa spontanéité en fait la plus absolue expression de soi, en échappant au contrôle de la raison et de l'esthétique. L'euphorie de la victoire sur les nazis va leur donner la confiance et la dynamique qui leur fallait. Désormais l'Amérique, qui avait consommé l'art des étrangers, va exporter sa création nationale, qui va envahir le monde. Ils inventent l'Expressionnisme abstrait, une peinture-action où les modalités physique de l'intervention définissent la réalité de l'œuvre. Jackson Pollock va y jouer un rôle majeur entre 1946 et 1956, résumant à lui seul toute cette période. Car c'est sa technique (le dripping), plus encore que ses tableaux, qui va le rendre célèbre. Pour lui, le tableau est un champ illimité (ses toiles sont souvent immenses, posées au sol) où l'image nait de l'action de peindre. Avec ce renversement du plan du tableau, l'Action Painting est né. L'artiste s'immerge véritablement dans son tableau, fait corps avec lui, préférant toujours le moment du « faire » au résultat du tableau. Cette volonté de participation physique du peintre à son œuvre se retrouve aussi chez De Kooning, Kline, ou Still. « Je n'échoue, disait Pollock, que lorsque je perd le contact avec la peinture. »
Newmann et Rothko, eux, gardent la peinture sur la verticalité du mur, travaillant en larges aplats colorés des œuvres presque spiritualistes, hors du temps, traduisant l'idée même de création : la naissance, la vie, la mort, avec une primauté de la couleur...
Puis le Pop Art réhabilite l'image et le sujet. Pourtant, des artistes comme Stella continuent l'œuvre d'abstraction, inventant encore de nouvelles façons de peindre, bousculant la toile elle-même en renonçant aux formes traditionnelles du tableau, subordonnant le support à l'image, en un renversement fondamental. Avec Noland et Kelly, il invente aussi le Minimalisme.

Au Québec
Tous près, au Québec, dès 1940, Paul-Émile Borduas, crée un mouvement appelé Automatisme pictural inspiré par l'automatisme surréaliste. En 1948, il publie le manifeste Refus global, qui proclame la nécessité d’une plus grande ouverture aux courants de la pensée universelle. Riopelle ou Ferron suivront la voie du maître.

En Europe
En 1948, en réaction aux querelles qui opposent abstraits et figuratifs, un groupe de peintres, issus de Copenhague, Bruxelles et Amsterdam, fondent le mouvement CoBrA, un des mouvements les plus important de l'après-guerre en Europe, composé en Belgique de Christian Dotremont, Alechinsky, Corneille, Ubac ou Pol-Bury, au Danemark de Jorn et Jacobsen, aux Pays-Bas par Appel et en Suède de Lindstrom. Ils font largement référence à l'art populaire Viking, à l'art primitif, à l'expressionnisme et à l'automatisme, ils expriment une vitalité de geste (jamais exprimée avant eux sauf par Miro) s'alliant à une poésie libertaire en réaction à l'élitisme parisien de Breton. Ils sont comme le miroir de l'Action Painting que développe Pollock dans le même temps aux États-Unis.
Il existe également toute une école de l'Est, du Tchèque Frantisek Kupka, un des précuseurs, avec Kandinsky, aux hongrois Moholy-Nagy et Hantaï.

En France
En France, durant cette période, va émerger l'Abstraction lyrique (en opposition à l'abstraction géométrique), initiée par Georges Mathieu, dont le courant initial et principal, le « tachisme », verra émerger notamment Pierre Soulages. La peinture de geste verra également l'émergence de Tapiès en Espagne, de Burri en Italie.
En France, se développe également ce que l'on a appelé « la nouvelle école de Paris », née entre 1940 et 1950, avec des artistes aussi divers que Serge Poliakoff, André Lanskoy, Roger Bissière, Jean Bazaine, Maurice Estève, Raoul Ubac, Alfred Manessier ou Zao Wou Ki.
En France se retrouvent aussi quelques artistes échappant à toute norme de classement par leur singularité, comme Maria Elena Vieira da Silva, une des très rares femmes peintres de cette génération, ou Nicolas de Staël et sa peinture de pure émotion.
Dans les années 60, le Nouveau réalisme connait son heure de gloire, avec Yves Klein, Niki de Saint-Phalle ou Jean Tinguely, artistes chez qui la peinture et la vie se mêlent, le moyen devenant la fin.
En 1970, naît le groupe « Support-Surface » de Marc Devade.

En marge des ces grands mouvement, naît aussi l'Art cinétique (ou Op'art), qui joue sur les phénomènes psycho-sensoriels de la perception. Vasarely en sera le fer de lance, avec l'américaine Bridget Riley.

Et maintenant ? L'Expressionnisme abstrait de Pollock, Gottlieb, Newmann et Motherwell a toujours ses adeptes, comme Helen Frankenthaler, Victoria Morton ou Joan Mitchell. Jessica Snow peint des hommages à Morris Louis.
Mais que vont inventer de nouveau les artistes du XXIe siècle ?
Á suivre, donc.


Tour d'horizon de la peinture abstraite de 1910 à 2010 :
100 ans en 100 tableaux et 100 peintres.

En attendant la suite, voici donc résumés 100 ans de peinture abstraite (de 1910 à 2010), avec les œuvres de 100 peintres de tous horizons : les Américains Alexandre Calder, Gene Davis, Willem de Kooning, Sam Francis, Helen Frankenthaler, Arshile Gorky, Paul Jenkins, Jasper Jones, Ellworth Kelly, Morris Louis, Joan Mitchell, Robert Motherwell, Barnett Newman, Kenneth Noland, Georgia O'Keeffe, Jackson Pollock, Marc Rothko, Amy Sillman, Jessica Snow, Frank Stella et Clyfford Still ; l'Arménien naturalisé Américain Adolf Gottlieb ; l'Anglaise Bridget Riley ; l'Écossaise Victoria Morton ; les Allemands Max Ackerman, Joseph Albers, Willi Baumeister, Hans Holmann, et ceux naturalisés Français Jean Arp et Hans Hartung, ainsi que Paul Klee naturalisé Suisse ; la Suissesse Sophie Taueber (femme de Jean Arp) ; les Belges Pierre Alechinsky, Raoul Ubac, et Michel Seuphor, naturalisé Français ; les Danois Egill Jacobsen et Asger Jorn ; les Hollandais Karel Appel, Piet Mondrian, Peter Struycken, Bart van der Leck, Theo van Doesburg, Bram van Velde ; les Espagnol Joan Miró et Antoni Tàpies ; les italiens Giancarlo Bargoni, Alberto Buri et Mario Radice ; les Portugais Julio Pomar et Maria Elena Vieira da Silva ; les Français Jean-Michel Atlan, Jean Bazaine, Roger Bissière, Nicolas de Staël, Olivier Debré, Robert et Sonia Delaunay, Marc Devade, Jean Dubuffet, Maurice Estève, Jean Fautrier, Pierre Fichet, Oscar Gauthier, Jean Hélion, Jean Degottex, Yves Klein, Fernand Léger, Afred Manessier, André Masson, Georges Mathieu, Francis Picabia, Pierre Soulages, Pierre Tal-Coat, Jacques Villon, Zao Wou Ki, d'origine Chinoise, Léopold Survage, d'origine Russe, ainsi que Henri Goetz, naturalisé Américain ; les hongrois Simon Hantaï et Victor Vasarely, naturalisés Français, et László Moholy-Nagy, naturalisé Américain ; les Tchèques Frantisek Kupka et Joseph Sima ; les Russes El Lissitzky, Alexandra Exter, Vassily Kandinski, André Lankoy, Mickaïl Larionov, Kasimir Malévitch, Lioubov Popova, Alexandre Rodtchenko, Olga Rozanova, ainsi qu'Alexander Liberman et Jules Olitsky, naturalisés Américains, et Serge Poliakoff, naturalisé Français ; les Québécois Paul-Émile Borduas, Muriel Faille, Marcelle Ferron et Jean-Paul Riopelle ; l'Uruguayen Joaquin Torres-Garcia ; le Chilien Roberto Matta.
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