B
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Ban (Shigeru)
18 août 2010
Shigeru Ban, architecte japonais, est né en 1957 à Tokyo.
Il a étudié à l'Institut d'Architecture de Californie du sud de 1977 à 1980, puis à la Cooper Union, dont il est diplômé en 1984.
Il a commencé sa carrière en travaillant pour Arata Isozaki, avant d'établir sa propre agence en 1985.
Shigeru Ban a été reconnu internationalement pour son travail à base de tubes de papier et de carton recyclé utilisés pour créer des abris temporaires pour les victimes du tremblement de terre de Kobé en 1995. Il a également crée un réseau d’architectes bénévoles, le VAN (Voluntary Architect’s Network).
Il a enseign é à de nombreuses écoles, y compris l'Université nationale de Yokohama, l'Université Nihon, l'Université de Columbia et la Keio Université.
Au cours de sa carrière, il a reçu de nombreuses récompenses : Meilleur jeune architecte de l'année (attribué par l'Institut Japonais de l'Architecture en 1997) ; Award du Monde de l'Architecture pour sa conception du Pavillion du Japon en 2001 ; Médaille Thomas Jefferson de l'architecture en 2005.
Il est conseiller pour le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) et membre du comité éditorial de la revue L'Architecture d'Aujourd'hui (AA).

Outre ses très belles réalisations en tant qu'architecte "classique", ce qui est particulièrement intéressant chez cet architecte japonais, c'est son travail à base de tubes de carton recyclé et imperméabilisé (version moderne du traditionnel bambou), avec lesquels il réalise soit de vraies constructions solides et durables (comme la passerelle qu'il a érigée devant le Pont du Gard et dont vous pouvez voir une photo dans ma rubrique consacrée aux ouvrages d'art, ou des charpentes, des cloisons, etc.), soit des constructions provisoires faciles à monter et démonter, également à base de containers (voir ci-dessous le Papertainer muséum de Séoul).
C'est aussi quelqu'un de très engagé, notamment auprès du HCR pour lequel il a conçu des systèmes de tentes ou de maisons de papier ou de carton faciles à transporter et à mettre en œuvre, en cas de catastrophes ou pour des zones défavorisées.

[Plus de renseignements sur son site]

Bandes Dessinées
18 mai 2010
Quelques unes de ces BD que j'ai autant adoré lire que regarder, bref que j'ai dévorées...
- Le chat du Rabbin, de Joann Sfar
- Le combat ordinaire, de Manu Larcenet
- Animal'Z, de Enki Bilal
- Carême, de Paolo Mottura
- Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des rêves, de Marc-Antoine Mathieu
- Là où vont nos pères, de Shaun Tan
- Blacksad, de Juan Diaz Canales
- Golden City, de Pecqueur & Malfin
- Où le regard ne porte pas..., de Pont et Abolin
Bashung (Alain)
25 août 2010
Alain Bashung (son vrai nom) est né le 1er décembre 1947 et mort le 14 mars 2009 à Paris. Auteur-compositeur-interprète, mais également comédien, il est devenu une figure importante de la chanson et du rock français à partir des années 1980 et a influencé un grand nombre de chanteurs de la nouvelle scène française, même si son style unique parrait bien difficile à imiter.
Son dernier album "Bleu Pétrole", paru peu de temps avant sa mort, nous fait amèrement regretter qu'il soit parti si tôt : il avait encore des chansons plein sa guitare. Et quelles chansons !
Pourtant, celui qui avait découvert la musique grâce à la pratique d'un harmonica Rosebud reçu pour ses 5 ans, et enregistré son premier 45 tours à 19 ans, ne connaîtra vraiment le succès qu'en 1980 avec Gaby, oh Gaby, dont il vend plus d'un million d'exemplaires. Il confirme son talent auprès de la critique musicale et du public, en 1981, avec son album très rock Pizza, qui lui permet, avec le titre Vertige de l'amour, d'entamer une tournée dans de grandes salles, notamment à l'Olympia à Paris.
Suivent deux albums volontairement difficiles, qui ne "marchent" pas. Il ne retrouve le succès qu'en 1986 avec Passé le Rio Grande écrit avec Boris Bergman dont on tire le 45 tours SOS Amor.
En 1989, l'album Novice, avec ses sonorités new wave et le single trois titres qui en est extrait, Bombez !, marque sa première collaboration officielle avec le parolier Jean Fauque et sa dernière avec Boris Bergman, co-auteur de ses premiers succès.
En 1991, il poursuit sa collaboration avec Jean Fauque, pour Osez Joséphine, qui contient aussi quelques reprises de classiques du rock américain. Il élargit son public, l'album se vend à 350 000 exemplaires et le titre Osez Joséphine est son premier vrai tube depuis Vertige de l'amour. Sur le même album, on retrouve le titre Madame rêve, qui devient rapidement un titre incontournable de son répertoire, et laisse présager ses évolutions artistiques à venir.
En 1994, il sort Chatterton, album qu'il qualifie lui-même de Country New Age. Le titre Ma petite entreprise est un nouveau succès pour Bashung. Les titres À perte de vue, Un âne plane, J'passe pour une caravane et L'Apiculteur donnent enfin toute l'étendue du talent de Basung. Dans la foulée, il entame une tournée de deux ans, qui aboutit à un double album live en 1995, Confessions publiques.
En 1998 il sort Fantaisie militaire, l'album de sa maturité artistique, son chef d'œuvre absolu, peut-être le meilleur album depuis Les Marquises de Brel, sorti en 1977. Les arrangements de cordes, qui apportent beaucoup à l'esprit du disque, sont l'œuvre de Joseph Racaille. Le premier single issu de cet opus est La nuit je mens. Pour cet album, il reçoit trois victoires de la musique en 1999 (en 2005, à l'occasion de la vingtième édition, Fantaisie Militaire sera consacré meilleur album de ces vingt dernières années). Pour Bashung, c'est un double et franc succès, critique et commercial.
L'album L'Imprudence sort en 2002, acclamé par la critique et considéré comme le plus sombre de sa discographie.
Le 24 mars 2008, Bashung sort Bleu pétrole, collaborant notamment avec Gaëtan Roussel de Louise Attaque, Arman Méliès et Gérard Manset, dont il reprend la chanson Il voyage en solitaire, qui conclut l'album. Nouveau chef d'œuvre. Il entame ensuite une tournée et est notamment programmé dans plusieurs festivals. Le 10 juin 2008, il commence une série de récitals à l'Olympia, malgré une chimiothérapie en raison d'un cancer du poumon. Son parolier depuis vingt ans, Jean Fauque, annonce qu'un nouvel album pourrait voir le jour rapidement.
Alain Bashung est promu Chevalier de la Légion d'honneur le 1er janvier 2009. Le 28 février 2009, il remporte trois trophées lors des Victoires de la musique 2009, dont celui de l'interprète masculin de l'année et celle de l'album de chanson pour Bleu pétrole, et sa tournée est désignée meilleur spectacle de l'année. Avec un total de onze récompenses obtenues au cours de sa carrière, il est l'artiste le plus primé de cette cérémonie. Ce sacre est l'occasion de sa dernière apparition publique puisque, très affaibli, il décide d'annuler ses derniers concerts dans les jours qui suivent et meurt peu de temps après.
Il reste heureusement ses chansons. Et pour très très longtemps. Merci l'artiste.


Bass (Saul)
30 octobre 2010
Saul Bass (8 mai 1920 - 25 avril 1996) est un graphiste américain célèbre pour ses nombreux logos, mais surtout pour son travail dans le domaine cinématographique : il a collaboré avec les plus grands réalisateurs (Hitchcock, Preminger, Wilder, Kubrik, Scorsese) à la fois pour la création de génériques et pour la conception d'affiches.
Saul Bass naît dans le Bronx. Il montre très tôt des prédispositions pour le dessin et à 15 ans prend des cours de peinture au Art Students League de Manhattan avant d'atteindre l'âge requis pour poursuivre ses études au Brooklyn College. C'est à cette époque qu'il découvre le Bauhaus et le constructivisme russe et s'initie à l'esthétique moderniste.
Après plusieurs stages dans des studios de design de Manhattan, Saul commence en tant que graphiste publicitaire freelance. Il déménage pour Los Angeles en 1946, à la recherche de plus de liberté dans son travail et ouvre son propre studio, « Saul Bass and associates », en 1950.
Il participe par la suite à la réalisation d'affiches de films et rencontre Otto Preminger en 1954 pour la conception de l'affiche de Carmen Jones. L'approche adoptée par Bass, consistant à centrer la publicité du film sur un symbole graphique (en l'occurrence une rose stylisée), est en rupture totale avec les méthodes en vigueur jusque là et reposant essentiellement sur l'utilisation d'éléments visuels issus du film (les bandes-annonces et les affiches d'alors ne sont qu'un montage d'images du film ou de portraits des acteurs). Séduit, Preminger lui demande de réaliser le générique.
C'est l'année suivante, alors qu'il travaille sur la campagne de promotion de l'Homme au bras d'or (The Man with the Golden Arm) toujours avec Preminger, qu'il réalise le générique qui le fera reconnaître comme le maître du genre. La force d'évocation du visuel conçu par Saul Bass (un bras stylisé représentant les talents de musicien et de joueur de poker du personnage principal, ainsi que son addiction à l'héroïne) est telle que lors de la première du film à New York, seul le logo est affiché, le titre est superflu. Une note d'accompagnement est collée sur les bobines du film ; elle précise « Projectionnistes : ouvrir les rideaux avant le générique ». Jusqu'alors, la liste des participants à la réalisation du film était jugée si ennuyeuse que les rideaux ne s'ouvraient pour découvrir l'écran qu'une fois le générique fini. Pour Preminger, le travail de Saul Bass fait partie intégrante de l’Homme au bras d’or et doit être vu par les spectateurs.
La collaboration entre les deux hommes se poursuivra sur dix autres films. La qualité de ce deuxième générique l'amène à en réaliser de nombreux autres ainsi que des prologues et épilogues dont ceux d’Autopsie d'un meurtre ou West Side Story.
Il entame alors deux autres collaborations notables, l'une avec Alfred Hitchcock (affiche et générique de Vertigo, générique de La mort aux trousses, notamment), l'autre avec Stanley Kubrick. C'est avec ces réalisateurs qu'au-delà de son travail sur les génériques, Saul Bass participe également à la conception de certaines séquences, notamment la scène de la douche dans le film Psychose (Psycho) ou les combats de Spartacus.

Dès 1964, il réalise des courts-métrages (les premiers d'entre eux sont The Searching Eye et From Here to There), dont plusieurs seront récompensés dans des festivals (Why Man Creates remporte un Oscar en 1969). L'échec de son seul long métrage,"Phase IV", l'amène à se concentrer sur la conception graphique. Il produira dans ce cadre de nombreux logos parmi lesquels ceux de United Airlines, AT&T ou Minolta.

Respecté voire adulé pour son travail dans les années 1950 et 60, il est sollicité par des réalisateurs de la génération suivante tels que Danny DeVito (la Guerre des Roses) ou Penny Marshall (Big). En 1990, une nouvelle relation de travail fructueuse s'entame avec Martin Scorsese pour le film les Affranchis (Goodfellas) puis sur trois autres films.
Son décès, le 25 avril 1996 à l'âge de 75 ans, met fin à une carrière de 40 ans et des contributions à plus de 50 films.

Blanc
12 septembre 2010
Le blanc est la couleur d'un corps chauffé à environ 5 000 °C. C'est la sensation visuelle obtenue avec un spectre lumineux continu, d'où l'image que l'on en donne parfois : « c'est la couleur obtenue en mélangeant des lumières de toutes les couleurs ». C'est la lumière que l'on obtient en observant du dioxyde de titane éclairé par le Soleil de midi.
Si l'on considère la synthèse additive (superposition de faisceaux lumineux monochromatiques), le blanc est la réunion de toutes les couleurs, le noir est l'absence de couleur.
Si l'on considère la synthèse soustractive (mélange de pigments, de peintures), le blanc est obtenu sur une feuille vierge (pour peu que la feuille soit elle-même blanche et éclairée par une lumière blanche), et le noir est obtenu par le mélange de toutes les couleurs. Dans le langage courant, blanc et noir sont appelés des "non-couleurs".

Dans la symbolique occidentale, le blanc est généralement associé à la pureté, à l'innocence, à la chasteté, à la paix (drapeau blanc), à la virginité, au mariage, à la spiritualité (couleur de la papauté), à la sainteté et à la vie (par opposition au noir qui symbolise la nuit, donc la mort). L'origine de cette symbolique réside dans le caractère immaculé, sans présence de noir, et absolu de la lumière blanche, et dans le fait que le blanc est aussi la couleur de la neige et du lait maternel.
Cependant le blanc est aussi associé à une symbolique contraire : la vieillesse (cheveux blancs), la mauvaise santé (hôpital) et finalement aussi la mort (linceul, os) - d'ailleurs, dans la symbolique asiatique, le blanc est associé à la mort, au deuil -, mais également l'angoisse devant la fameuse « feuille blanche » des étudiants lors des examens, de l'écrivain lorsqu'il commence son œuvre ou celle de l'artiste devant son tableau blanc à peindre. Les insomniaques parlent aussi de nuits blanches.

Comme éléments associés au blanc, on peut citer : la neige, le lait, le sel, le calcaire, le talc, le platre... Comme animaux l'ours blanc, l'harfang des neiges, le cygne... Le renard polaire ou le lièvre variable ne deviennent blanc que l'hiver (pour mieux se confondre avec leur habitat). Comme fleurs le muguet ou le lys, symbole de pureté.
Dans les personnes ou personnages célèbres, on peut citer Blanche neige, Adèle Blanc-Sec, Moby Dick, la baleine blanche, Croc-blanc, Francis Blanche, Michel Blanc, et la magnifique Dominique Blanc.
Sinon, on retrouve le blanc dans beaucoup d'expressions courantes : « Être blanc comme un cachet d'aspirine / comme un linge », « Être blanc comme neige », « Être blanchi » (dans une affaire), « Être connu comme le loup blanc », « Se faire des cheveux blancs », « Montrer patte blanche », « Avoir carte blanche », « je vous donne carte blanche », « Chauffer à blanc », « Saigner à blanc », « Faire chou blanc », « Cousu de fil blanc », « Arme blanche », « Blanchir sous le harnais », « Blanchiment d'argent », « Manger son pain blanc », « Oie blanche », « Le mois du blanc », etc.
En musique, une blanche vaut deux noires. On a "l'album blanc" des Beatlles et "Regatta de blanc" de Police.
Le terme race blanche désigne de manière générique l'ensemble des groupes ethniques composés d'individus au visage clair, originaires d'Europe et du Moyen-Orient. L'usage de cette terminologie a été particulièrement courant en Europe à partir du XIXe siècle, en fonction de la classification des peuples humains selon un des critères apparents (théorie racialiste). "Le blanc", "les blancs" est une expression de la langue courante pour désigner les personnes de type européen.
En gastronomie, on peut manger du boudin blanc, des haricots blancs, du jambon blanc, du blanc d'œuf, du raisin blanc, du chocolat blanc, du fromage blanc. On peut aussi boire un petit blanc, du blanc de blanc, une bière blanche ou du thé blanc...

Allez, on se fait une poudreuse ?...

Bleu
15 septembre 2010
Il existe plusieurs définitions du bleu qui, d'ailleurs, ne désignent pas toujours la même couleur :
  • Comme définition naturelle du bleu, on dira que c'est la couleur du ciel, ou de l'eau d'un lagon.
  • En physique, c'est la couleur de lumière dont la longueur d'onde est comprise entre 446 et 520 nm.
  • En chromie et en synthèse additive (RVB), c'est une des trois couleurs primaire.
  • En imprimerie et en synthèse soustractive le bleu est le mélange à 100% du cyan et du magenta.
Mais dans l'usage courant, le bleu est une teinte qui varie sur une large palette, allant du bleu ciel au bleu marine, en passant par le cyan, le cobalt, l'outremer, le bleu de Prusse, etc.

Bleu vient de l'ancien haut-allemand « blao » = brillant. Synonymes : azur (de l'arabe azraq) ; cyan (du grec kyanos). En héraldique : le bleu s'appelle azur si c'est un émail et vair si c'est une fourrure (le soulier de vair de cendrillon). On qualifie en effet de bleue une fourrure grisée aux miroitements bleutés.

Le bleu, couleur préférée des occidentaux, a ses bons et ses mauvais côtés.
Le bleu est la couleur du ciel et de la mer. Il symbolise l'infini, le divin, le spirituel. Il invite au rêve et à l'évasion spirituelle. Par extension, il évoque la paix, le calme, la volupté. Associé au froid, le bleu est symbole de fraîcheur et de pureté. Symbole de pureté et de fidélité, il est en Occident la couleur de la robe de la Vierge Marie. Sur les peintures, seul le bleu de lapis-lazuli, plus cher que l'or et utilisé avec parcimonie, est alors digne du manteau de la Vierge. Il est alors le signe de la richesse du commanditaire.
Les capétiens font du bleu la couleur royale. Parce qu'il est rare et cher ou parce qu'il est la couleur du vêtement de la Vierge, le bleu est adopté par Philippe Auguste puis par son petit-fils Saint Louis, les premiers à l'adopter. Le bleu roi (bleu roy) ou bleu de France devient le bleu du drapeau français.
Couleur des veines, de l'ombre et de la nuit, le bleu réfère aussi, dans les pays anglo-saxons notamment, à la tristesse. Le « blues » est un état de mélancolie (spleen) qui a donné le blues, un genre musical. Le Baby blues est le nom donné à l'état dépressif de la jeune mère pouvant survenir après l'accouchement.
Le bleu est généralement une couleur masculine, par opposition au rose pour les filles. Mais au temps de l'Égypte ancienne, le bleu foncé de la mer personnifiait la femme tandis que le bleu ciel était associé au principe mâle.

Symbole de paix, le bleu est choisi pour les drapeaux de l'ONU et de l'Europe. Les soldats de l'ONU ont le surnom de « casques bleus ». Le bleu est la couleur des vêtements des policiers en tenue et des gendarmes en France et dans d'autres pays.
Dans les sports collectifs comme le football, « les Bleus » désigne l'équipe nationale de France ou celle d'Italie, d'après la couleur du maillot.
Le Ruban bleu, créé en 1860, est une compétition de vitesse entre compagnies maritimes transatlantiques, devenue par la suite une course de catamarans.
À l'armée et dans certains milieux professionnels, un bleu est un débutant, une recrue sans expérience.
En gastronomie, il y a les fromages bleus (bleu de Bresse), et la viande bleue (saignante au cœur).
Parmis les expressions courantes, on peut citer un col bleu, un bleu de travail, un bleu de chauffe, un cordon bleu, avoir une peur bleue, se faire un bleu, etc.
C'est la couleur prédominante chez Yves Klein, qui a même déposé sa propre teinte de bleu, l'IKB (International Klein Blue). Picasso eut aussi sa période bleue, tout comme Matisse avec ses nus bleus.
Au cinéma, Le grand bleu reste le film de toute une génération.
On peut aussi citer Le Train bleu qui reliait Paris à la côte d'azur et qui a donné un roman éponyme d'Agatha Christie. Ou Le lotus bleu, une aventure de Tintin.

Allez, on plonge ?
Bonnard (Pierre)
02 novembre 2010
Pierre Bonnard, né à Fontenay-aux-Roses en 1867, adhère d'abord au groupe Nabi, avec Vuillard, Vallotton, ou Maurice Denis. Il a connu Vuillard à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris où il est entré en 1888 après avoir obtenu une licence de droit. Il aime l'art japonais qui lui offre une conception de l'espace inhabituelle, sans perspective centrée, et des motifs décoratifs luxueux. Il devient avocat en 1890 et passe son temps à dessiner les hommes de loi au palais de justice.

Mais en 1893, sur la butte Montmartre, le jeune peintre croise une jeune femme d’une grande beauté et en tombe aussitôt amoureux. Persuadé qu’il n’a pas à chercher plus loin l’inspiration et qu’elle sera sa muse en chair et en os, il la suit puis l’aborde. Elle lui dit s’appeler Marthe de Méligny, qu’elle a 16 ans (elle en compte en vérité 24). Bonnard en a 26. Plutôt effacé de nature, il porte binocle et barbichette. Qu’importe, la belle se laisse compter fleurette et une grande histoire d’amour commence.
Une grande et radieuse histoire de modèle et de peinture, surtout.
À l’exception d’un seul, Bonnard n’avait jamais peint de nu avant de la rencontrer. Dès lors, il en multiplia les images. Marthe ne pose pas, Bonnard la peint et la dessine de mémoire. Il n’a de cesse de l’observer, de lui voler à la dérobée un geste, un mouvement, une attitude. Sa présence au quotidien suffit au peintre pour en décliner toute une avalanche d’images. À l’inventaire de son œuvre, on dénombre pas moins de 146 tableaux et quelque 717 dessins dont Marthe est modèle ! Un festival d’images inventives et lumineuses.

Au début du XXème siècle il voyage : en Italie, en Espagne, en Belgique, en Hollande. A son retour, peu à peu son art s'éloigne des Nabi, ses couleurs s'éclaircissent, il se passionne pour les reflets de la lumière sur les corps (celui de Marthe, bien sûr).
Au contact de Monet, en 1912, il s'essaie aux paysages, mais restreint très vite son espace à un jardin, à un intérieur, à une salle de bain, dans des lieux intimistes où il peut marier les reflets de la lumière sur la peau aux motifs décoratifs - fleurs, plantes, carrelages, tentures, etc. (comme dans Femme devant un miroir, de 1908, ou Le cabinet de toilette, de 1912, que vous pouvez voir sur ma page consacrée à l'histoire de la peinture).
Retiré dans le sud de la France où il côtoie Matisse, il meurt au Canet en 1947.

Il a certes, de son vivant, connu le succès mais ce n'est que maintenant qu'il connaît la gloire… une gloire posthume. La faute à qui ? Sans doute à son caractère réservé et pudique. Au fond, l'attention reçue ainsi que la considération de quelques pairs lui suffisaient.
Mais pour la petite histoire, les événements liés à sa succession ont aussi contribué à une éclipse partielle de sa popularité. Cette fois, plus facile de trouver un coupable, une coupable, plutôt : Marthe de Meligny. C'est du moins le nom qu'elle donne quand elle épouse Pierre Bonnard en 1925. Or, son vrai nom est Maria Boursin, et elle aura abusé Pierre Bonnard pendant 47 ans, sans imaginer les conséquences de son mensonge. Lorsqu'elle décède en 1942, le peintre qui vit désormais au Cannet – il ne lui reste que cinq ans à vivre - découvre le pot au rose. Lorsqu'à son tour il rejoint sa muse au cimetière, ses parents les plus proches (son frère et sa sœur) s'attendent, en toute logique, à récupérer l'héritage. C'est sans compter sur l'apparition de quatre nièces de Maria Boursin. Et deux d'entre elles, Aline et Marguerite Bowers, se font un devoir de réclamer leur dû. Prétextant des accords passés, deux marchands de tableaux revendiquent également l'exclusivité, ce qui prolonge encore un peu plus les interminables querelles qui s'en suivent.
Ce sont les tribunaux qui furent chargés de démêler les fils de cet imbroglio et ainsi, pendant des années, s'entassèrent à la Chase Bank, 600 toiles, 500 aquarelles et 3000 dessins du maître, privant le public de leur incomparable et fulgurante lumière…

Bourgeois (Louise)
mis à jour le 02 juin 2010
Louise Joséphine Bourgeois, née à Paris le 25 décembre 1911 est une artiste sculpteur et plasticienne américaine d'origine française.
Artiste majeure du XXe siècle, ayant traversé le Surréalisme, l’Expressionnisme abstrait, le Minimalisme, elle échappe à toute classification artistique. Basée sur la mémoire, l’émotion, la réactivation des souvenirs d’enfance, son œuvre, entièrement autobiographique et subjective, use de tous les matériaux et de toutes les formes.

Louise Bourgeois est née en France et y a grandi, mais l'essentiel de sa carrière artistique s'est déroulé à New York où elle s'est installée en 1938 après avoir épousé l'historien d'art américain Robert Goldwater (1907-1973). La reconnaissance de son travail artistique grandit avec les dernières années de sa vie, où elle s'affirme comme une influence importante pour les nouvelles générations d'artistes, particulièrement féminines. Ainsi, le Centre Pompidou a organisé, du 5 mars au 2 juin 2008, en collaboration avec la Tate Modern de Londres, une grande retrospectivede plus de 200 de ses œuvres (peintures, sculptures, dessins, gravures, objets). Elle a également reçu en 1999 le Lion d'or de la Biennale de Venise pour l'ensemble de son œuvre.

La femme, la maison, l’enfance, le rapport au père et à l’autorité : avec une infinie variété de moyens et d’expressions, c’est sur ces thèmes que, toute sa vie, elle va bâtir son oeuvre. Après ses premières sculptures de totems-personnages dans les années 50, elle va rompre avec le minimalisme en 1964, pour aller vers des représentations très corporelles, voire très sexuelles, comme la bien connue “Fillette” (”Ce que j’aime a la forme des gens autour de moi, de mon mari, de mes fils. Donc quand j’ai voulu représenter quelque chose que j’aime, j’ai naturellement choisi un petit pénis”).
Sa première installation, La destruction du père (1974) fait écho à sa haine de son père. Autour d’une table, Louise, sa mère et ses frères et soeurs sont soumis à la tyrannie domestique du père, violent et coureur ; ils se plient en silence, puis jettent le père sur la table, le démembrent et le dévorent. La scène baigne dans une lumière rougeâtre sur des murs noirs, comme un petit théâtre. Mais il y a là plus qu’un cauchemar enfantin ; la scène engendre des sentiments de claustrophobie, de malaise, de violence réprimée.
Passage Dangereux (1997) est une cage grillagée, à la fois prison et refuge. Des objets y sont suspendus ou jetés au sol, chaises, prothèses, miroirs, coussins,; comme dans un grenier poussiéreux, c’est un lieu de mémoire, de souvenirs enfantins, de frayeurs plus que de fous-rires. Une chaise électrique ne laisse pas l’oublier. Il y a aussi les “Chambres rouges”, celle des parents et celle des enfants. Tout un univers, une intimité dérangeante.
Elle imprègne ses œuvres, notamment sculpturales, d'une veine psychique issue de ses traumas personnels. Pleinement consciente de cette dimension de son œuvre, elle est toutefois très éloignée des représentations littérales qui caractérisaient, en particulier, le surréalisme dans leur rapport à l'inconscient, et a ouvert en ce sens une voie très avant-gardiste de l'art contemporain. Ses sculptures monumentales d'araignées, constructions oniriques, en sont un des exemples les plus connus.
Elle vient de mourir à New-York, le 31 mai 2010.

Bouvet (Michel)
18 novembre 2010
Michel Bouvet, né à Tunis en 1955, est un graphiste et un affichiste français. Il est diplômé de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en section peinture, il a été maquettiste à l'Express puis à VSD. Il s'est tourné très tôt vers l'affiche et le graphisme.
Il exerce principalement son métier d'affichiste dans le domaine culturel (théâtre, opéra, musique, danse, musées, festivals, expositions, etc.) mais aussi dans le domaine institutionnel. En plus de son activité d’affichiste, son équipe réalise des travaux d’édition, des programmes d’identité visuelle et de signalétique comme par exemple, pour le Musée des Arts et Métiers (Cnam) à Paris, les Rencontres Internationales de la Photographie d'Arles et l'exposition Le Livre de poche a 50 ans au Centre Pompidou dont il fut aussi l’un des commissaires.
Véritable globe-trotter du graphisme, il a exposé sur tous les continents et a commencé très tôt à parcourir le monde à la manière de Nicolas Bouvier afin de mieux connaître les hommes. Le monde et les hommes le lui ont bien rendu. En effet, de Prague à Santiago du Chili, de Varsovie à Asunción, de Bucarest à New York, ils ont tous accueilli ses expositions, admiré et fêté ses affiches. « Une main pour donner, une main pour recevoir », aime-t-il à rappeler.
Dans le travail de Bouvet, l'humour est très souvent présent. Ce qui caractérise le plus le son travail, c'est l'utilisation dynamique de la couleur, son goût pour la typographie ainsi qu'une certaine puissance et dimension plastique, le tout avec un grand mélange de techniques.
Président du Syndicat national des graphistes, il organise des expositions d'affiches françaises pour la promotion du graphisme d'auteur dans le monde entier.

Brâncusi (Constantin)
10 juillet 2010
Constantin Brâncusi, né le 19 février 1876 à Hobita, en Roumanie, et mort le 16 mars 1957 à Paris, fut l'un des sculpteurs les plus influents du début du XXe siècle. Il est considéré comme ayant poussé l'abstraction sculpturale jusqu'à un stade jamais atteint dans la tradition moderniste et ayant ouvert la voie à la sculpture surréaliste ainsi qu'au courant minimaliste des années 60.
Il déclarait que "la simplicité n'est pas un but dans l'art, mais qu'on arrive à la simplicité malgré soi en s'approchant du sens réel des choses." Mais son obsession allait bien au-delà de la simplicité, il a recherché toute sa vie (et c'est ce qui est émouvant dans son œuvre) la forme absolue, ultime, l'épure parfaite (l'œuf apparait d'ailleurs souvent dans ses œuvres), faisant et refaisant les mêmes formes, encore et toujours, jusqu'à l'abstraction... pour parvenir à son "Oiseau dans l'espace" ou à sa "Colonne sans fin".
[Certaines photos ci-dessous sont issues du très beau blog du photographe Cosmin Danila]

Burton (Tim)
22 août 2010
Tim Burton est un réalisateur américain né en 1958 à Burbank, Californie. Maître du fantastique et excellent conteur, fortement influencé par l’écrivain Edgar Allan Poe, on lui doit notamment Edward aux mains d’argent, Charlie et la Chocolaterie, Sleepy Hollow et Big fish. Il a également rédigé les scénarios de L'Étrange Noël de monsieur Jack et Les Noces funèbres, deux films d’animation réalisés avec des marionnettes évoluant dans des décors réels. Il fait partie des cinéastes qui parviennent à concilier succès critique et succès commercial.
Ses films essentiels :
1988 : Beetlejuice
1989 : Batman
1990 : Edward aux mains d'argent
1992 : Batman, le défi (Batman Returns)
1999 : Sleepy Hollow
2003 : Big Fish (son chef d'œuvre)
2005 : Charlie et la chocolaterie
2005 : Les Noces funèbres, coréalisé avec Mike Johnson (son autre chef d'œuvre)
2008 : Sweeney Todd : Le diabolique barbier de Fleet Street
2010 : Alice au pays des merveilles
Buffet (Bernard)
30 octobre 2011
"La peinture, on n'en parle pas,
on ne l'analyse pas, on la sent."
[Bernard Buffet]

Bernard Buffet fut l'un des peintres français les plus célèbres du XXe siècle, avec Picasso et Matisse. L'un des plus populaires, dont les toiles se sont vendues dans le monde entier : à vingt-huit ans, l'artiste roulait en Rolls. Mais aussi l'un des plus décrié - à cause de son succès ?
Andy Warhol et Francis Bacon le tenaient pour un génie. Giono, Aragon, Cocteau, Druon, Simenon l'admiraient. D'autres, comme Malraux ou Mme Claude Pompidou (le Centre Pompidou ne l'a jamais exposé) ne voyaient en lui qu'un artisan doué mais reproduisant jusqu'à la caricature les mêmes traits noirs sur fond blême. Enfant gâté de la peinture, au succès trop précoce, Prix de la critique à dix-neuf ans et à la côte faramineuse, mais ayant le tort d'être Français et figuratif, il fut sacrifié sur l'autel de l'art abstrait, incompris, mal-aimé... victime d'une « censure sournoise ».

Le peintre des ténèbres
Perfectionniste du dessin et des couleurs, dominé par le besoin vital de peindre, il aura passé les trois quarts de sa vie à travailler comme un bagnard, dès l'âge de quinze ans, dans sa chambre d'étudiant pauvre, aux Batignolles d'abord, puis dans les ateliers des demeures de plus en plus fastueuses où il aura habité, de Manosque à la Bretagne, en passant par sa propriété de La Baume où il mourra, près de Tourtour, dans le Var. D'un tempérament secret et agressif, d'une hypersensibilité maladive, une enfance blessée marquée par l'absence du père et la mort prématurée d'une mère, l'Occupation et la découverte des horreurs de la guerre alors qu'il n'est qu'un tout jeune adolescent, Buffet semblait porter sur ses épaules toutes les misères du monde. Le mal hante ses tableaux. Le désespoir les habite. De ses personnages maigres, réduits au squelette, aucun ne sourit jamais. Même ses clowns pleurent.
Alors qu'importe finalement ce qu'on pense de lui, il œuvre par nécessité, ses tableaux viennent de si loin.. Et s'il sort ses griffes, nargue les modes et défend sa liberté, même de déplaire, c'est pour mieux cacher ses blessures, le cauchemar d'exister : « Je m'efforce de ne plus penser pour vivre ».

Bio express
Fin 1943, il entre à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. En 1945, décès de sa mère.
En 1946, il expose son premier tableau, un autoportrait, au Salon des Moins de Trente Ans à la Galerie des
Beaux Arts. En 1947, il expose "l'Homme accoudé" au salon des indépendants et en décembre a lieu sa première expositiont. Le Musée National d'Art Moderne de Paris lui achête "Nature morte au poulet".
C'est en 1948, avec "Le buveur", qu'il attire l'attention du Docteur Girardin, un grand collectionneur d'art contemporain, qui convainc Emmanuel David de prendre ce jeune peintre dans sa Galerie. Ce dernier lui fait signer un contrat d'exclusivité, partagé par la suite avec Maurice Garnier auquel il restera fidèle sa vie durant. « Entré dans la penture de Bernard Buffet comme on entre en religion », Garnier se consacrera alors exclusivement à la défense des intérêts du peintre.
Fin 1948, il épouse Agnès Nanquette, une camarade des Beaux Arts, dont il divorce un an et demi plus tard.
En 1950 (il a vingt-deux ans), il rencontre Pierre Bergé avec lequel il va former un véritable couple pendant huit années de passion réciproque, jusqu'en 1958, année glorieuse qui voit le triomphe de deux génies : la première rétrospective de Buffet à trente ans à peine (cent tableaux accrochés à la galerie Charpentier, rue du Faubourg-Saint-Honoré) et la première collection d'Yves Saint-Laurent pour Dior, à laquelle assistèrent ensemble les deux hommes.
En 1955, un référendum organisé par la revue "Connaissance des Arts" le désigne meilleur peintre de l'après-guerre.
En mai 1958, il rencontre Annabel Schwob à Saint-Tropez, alors qu'il est déjà installé dans le succès. C'est le coup de foudre. Ils se marient le 12 décembre 1958 à Ramatuelle. Il va la portraiturer inlassablement : en 1961, l'une de ses expositions s'intitula Trente fois Annabel !
En 1961, il peint un ensemble de tableaux représentant la vie du Christ destinés à décorer la chapelle de Château l'Arc, sa résidence près d'Aix en Provence. Dix ans plus tard, Buffet offrira ces tableaux au musée du Vatican où ils sont exposés dans une salle particulière.
Naissance de ses filles Virginie en 1962 et Danièle en 1963.
C'est dans les années 60 que son style figuratif commence à être controversé. Néanmoins ses œuvres sont exposées dans le monde entier, de Berlin à Tokyo. Et si le dessin reste le même, sa palette évolue, des tons gris de ses débuts vers davantage de chaleur (« Pour mieux combattre la mort  »).
En mai 1971, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
A l'initiative d'un richissime homme d'affaires, Kiichiro Okano, un banquier japonais "fou" de Buffet, le Musée Bernard Buffet est inauguré le 25 novembre 1973, à Surugadaira au Japon, au pied du mont Fuji. Il ne pouvait que séduire ce pays où le dessin et le trait sont souverains.
En 1974, il est élu à l’Académie des beaux-arts.
En 1993, il est promu chevalier des Arts et lettres.
Atteint de la maladie de Parkinson, ne pouvant plus peindre, Bernard Buffet se donne la mort le 4 octobre 1999 dans sa maison de Tourtour. Par autorisation spéciale du Président de la République française, ses cendres sont dispersées par Annabel dans le parc de son musée japonais.

Expositions
De nombreuses rétrospectives de l'œuvre de Buffet ont eu lieu partout dans le monde, comme à Tokyo en 1987, ou Moscou et Saint-Pétersbourg (Musée de l'Ermitage) en 1991, ainsi que des expositions à New York, Chicago, Montréal, Vancouver, Tokyo, Osaka, Johannesburg, Londres, Amsterdam, Bruxelles, Berlin, Varsovie, Bâle, Zurich, Genève, Rome, Venise, Milan, Madrid...

Il aura également exposé à Paris tous les ans de 1954 à 2000, chaque fois sur un thème différent :
1953 : Paysages ; 1954 : Intérieurs ; 1955 : Horreur de la Guerre ; 1956 : Le Cirque ; 1957 : Paysages de Paris ; 1958 : Jeanne d'Arc ; 1959 : New York ; 1960 : Les Oiseaux ; 1961 : Portraits d'Annabel ; 1962 : La Chapelle de Château l'Arc ; 1963 : Venise ; 1964 : Le Muséum de Bernard Buffet ; 1965 : Les Ecorchés ; 1966 : Femmes déshabillées ; 1967 : La Corrida ; 1968 : Les Plages ; 1969 : Eglises de France ; 1970 : Châteaux de la Loire ; 1971 : Les Folles ; 1972 : Danièle et Virginie ; 1973 : Les Bateaux ; 1974 : Paysages ; 1975 : Paysages ; 1976 : Paysages de neige ; 1977 : L'Enfer de Dante ; 1978 : La Révolution Français ; 1980 : Nus ; 1981 : Le Japon ; 1982 : Autoportraits ; 1983 : Paysages ; 1984 : Petits formats ; 1985 : L'automobile ; 1986 : Les Pays-Bas ; 1987 : Vues de Venise ; 1988 : Sumo et Kabuki ; 1988 : Natures mortes ; 1989 : Don Quichotte ; 1990 : Vingt Mille lieues sous les mers ; 1990 : La Bretagne ; 1991 : Vues de New York ; 1991 : Souvenirs d'Italie ; 1992 : Les clowns musiciens ; 1992 : Saint-Pétersbourg ; 1993 : L'Empire ou les plaisirs de la guerre ; 1993 : Promenade Provençale ; 1994 : L'Odyssée ; 1995 : Les sept péchés capitaux ; 1996 : Pékin ; 1997 : Régates ; 1998 : La maison ; 1999 : Mes singes ; 2000 : La mort

Bernard Buffet laisse une œuvre immense (huit mille toiles, peintures à l'huile et aquarelles confondues), tragique et belle. Il laisse surtout un style, unique, identifiable entre mille. Et, le temps faisant son œuvre, commence à être à nouveau (re)connu à sa juste valeur.
Alors, à quand un grand musée Bernard Buffet en France ? Pour enfin donner raison à Warhol qui déclarait : « Il y a un grand peintre en France, c’est Bernard Buffet ».