Q
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«Q»(prononcer « kyou »)

Le major Algernon Boothroyd, alias « Q », est un personnage fictif de la série James Bond créée par Ian Fleming. Il est le responsable de la section Q, la division recherche et développement du MI6 (imaginaire) qui invente et fournit les célèbres gadgets de James Bond.
« Q » est l'abréviation de quartier-maître.

Si son rôle reste secondaire, c'est pourtant un des personnage emblématique de la série des films réalisés à partir des romans de Flemming, en grande partie grâce à la prestation de Desmond Llewelyn.
En réalité, dans ses livres, Ian Fleming n'a jamais associé le major Boothroyd au département Q : le major Boothroyd n'apparait qu'une fois (dans le roman Dr No) en tant qu'armurier. Ian Fleming fait référence plusieurs fois au département Q chargé, entre autres missions, d'alimenter les agents du MI6 en gadgets divers. Au cinéma, il réapparaîtra dès Bons Baisers de Russie (qui suit Dr No) pour présenter à James Bond, l'attaché-case mis au point par le département Q. Le personnage de « Q » était né, donnant un nom et un visage (celui de Desmond Llewelyn) à un anonyme service d'intendance.

C'est le comédien Peter Burton qui l'incarne pour la première fois à l'écran dans James Bond contre Dr. No (1962). Il y remplace le Beretta de Bond par un Walther PPK qui deviendra un des emblèmes de la série. Indisponible pour reprendre son rôle l'année suivante dans Bons baisers de Russie, Peter Burton laisse sa place à Desmond Llewelyn qui jouera ce rôle dans presque tous les autres James Bond jusqu'à sa mort en 1999 (17 épisodes !). Dans sa dernière apparition (Le monde ne suffit pas) tournée peu avant sa mort, Q envisageait de se retirer et présentait à Bond son successeur : « R », interprété par John Cleese. Celui-ci le remplacera effectivement à la direction du secteur Q dans Meurs un autre jour en 2002.

Parmis les gadgets célèbres, la fameuse malette équipant tous les 00 : elle contient un poignard caché, une cartouche de gaz fumigène pour dissuader tout curieux voulant fouiller dans la valise, 50 souverains en or et un fusil à lunette à un coup démontable et équipé d'une lunette infrarouge (Bons Baisers de Russie).
D'autres gadgets marquants de Q :
- Aston Martin à siège éjectable (Goldfinger) ou camouflée (Meurs un autre jour),
- Lotus Esprit Turbo submersible (L'Espion qui m'aimait),
- stylo explosif (GoldenEye),
- paire de lunettes offrant une vision à rayon X (Le monde ne suffit pas),
- montre aimantée (Vivre et laisser mourir), possédant un écran vidéo (Octopussy) ou une scie destinée
à couper ses liens (Vivre et laisser mourir),
- bague émettant des ultrasons pour briser des vitres épaisses (Meurs un autre jour),
- etc.

Je profite de cet article pour rendre un hommage à ceux sans qui il n'y aurait pas de films réussis... les seconds rôles. Et notamment les seconds rôles français. Il y en eut, d'ailleurs, quelques uns dans les James Bond. Notamment Michael Lonsdale, dans Moonraker.

Seconds rôles

11 juillet 2010
On connait leur tête, on les a si souvent vus qu'il font un peu parti de la famille... On a toujours grand plaisir à les croiser au détour d'une scène. Certains ont de tous petits rôles, d'autres de plus grands, rarement le premier... Mais ils donnent toujours le meilleur d'eux même. J'ai toujours eu une tendresse particulière pour ces acteurs. Que de souvenirs... Le facétieux Julien Guiomar, Michael Lonsdale, donc (à voir actuellement dans "Des hommes et des dieux" où il est tout simplement sublime), l'œil pétillant de Claude Rich, la sublime Marie Dubois, la non moins sublime Claude Jade (ne dirait-on pas Grace Kelly sur cette photo tirée d'un film d'Hitcock ?), la délicieuse Suzanne Flon et sa si belle voix, et la voix de Claude Piéplu (indissociable des Shadocks), le phrasé de Charles Denner (l'homme qui aimait les femmes), et tous ces autres, Jean Bouise, Pierre Vernier, je devrais tous les citer mais ils sont presque tous là, juste en-dessous, vous n'avez qu'à survoler les images pour avoir leur nom. Et si vous cliquez, Wikipédia vous en dira plus.

Quarez (Michel)
18 novemmbre 2010
« Je surprends mes commanditaires en leur disant que je suis dans l’incapacité de transmettre leur message, que l’affiche n’a même pas le pouvoir de communiquer, qu’en fin de compte, elle peut tout juste faire du bien, comme un massage. »
C'est que, même si ses affiches sont toutes des bonbons et des baisers pour les spectateurs, Michel Quarez est ce qu'on appelle communément un "graphiste engagé" et même plus. Il croit à la relation sans intermédiaire entre commanditaire et créatif, honnit les agences de publicité et de communication qui diluent le message et noient la créativité sous leurs études de marketing. Il est peut-être le dernier représentant d'une race disparue : les affichistes. En tous cas, il est une légende à lui tout seul : engagé, intransigeant, sûr de lui et de ses envies, l'homme a su imposer son esthétique et ses couleurs fluos. Pour notre plus grand plaisir.

Bio express
Michel Quarez est donc affichiste, et il est né en 1938 à Damas. Après les Beaux-Arts de Bordeaux, il est diplômé de l’ENSAD en 1961 et part deux ans à Varsovie suivre l’enseignement de Henryk Tomaszewski (comme toute une génération marquante de graphistes français, notamment les membres de Grapus ou Alain Le Quernec), puis à New York à l’époque d’Andy Wharol et du Velvet Underground. Il affectionne particulièrement le travail de Savignac. C’est à partir de la fin des années 1970 que sa production d’affiches se développe : les commandes proviennent en majorité de structures publiques (Mairies, Conseils généraux, Ministère de la Culture), mais aussi d'organismes d’obédience communiste. Michel Quarez vit à Saint-Denis (93) depuis de nombreuses années.