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Rand (Paul)
23 juin 2010



Paul Rand est un des plus célèbre graphiste américain, né en 1914 à New York et mort en 1996 à Norwalk dans le Connecticut. On lui doit notamment de nombreux logos d'entreprises (voir ci-dessus), mais aussi des affiches et des livres pour enfants. Son parcours artistique passa à New-York par Pratt Institute de 1929 à 1932, Parsons The New School for Design en 1932-33 et l'Art Students League en 1933-34.
Il fut, dans les années 50, un des initiateur du « style suisse », couramment nommé style typographique international ou style international, qui met l'accent sur le dépouillement, la lisibilité et l'objectivité, avec une mise en page asymétrique, l'utilisation de grilles, de polices de caractères sans-serif, où la typographie est un élément principal et structurant du design.

Le travail de Rand dans les années 1930 a véritablement modernisé la création publicitaire américaine. Peu considéré jusqu'alors, le travail de création publicitaire fut reconsidéré en tant qu'œuvre par Paul Rand. En effet, l'ensemble du processus (titraille, image, mise en page) requiert, selon lui, une vision esthétique particulière et mérite d'être signé.
La publicité et l'édition ont une réelle place dans le passé de Rand, mais ce qui a réellement fait sa renommé fut son travail dans la communication d'entreprise. En 1956, Paul Rand est engagé par Elliot Noyes comme conseiller en communication visuelle d'IBM. Il crée leur logo, toujours inchangé aujourd'hui, et son travail pour la firme est devenu un modèle dans l'identité d'entreprise.
Il a par la suite enchainé les entreprises, travaillant l'identité et les logos de Westinghouse (1961), UPS (1961), ABC communication (1962) et Cummins Engine (1979), mais aussi NeXT, ou encore Enron. A l'heure actuelle, seul le logo d'UPS n'est plus en service. Cela aurait d'ailleurs bien chagriné Paul Rand qui détestait "le changement pour le changement".
Il finira sa carrière en tant qu'enseignant d'art graphique à l'université de Yale, tout en continuant de faire des conférences. Il retranscrira ses "leçons" dans trois mémoires : "Paul Rand : a designer's art" (1985), "Design for and chaos" (1994) et "From Lascaux to Brooklyn" (1996).

Ci-dessous, quelques travaux de ce grand Monsieur du graphisme.
[plus d'images sur son site : www.paul-rand.com]

Riefenstahl (Leni)

28 juin 2010
Leni Riefenstahl (née Berta Helene Amalie Riefenstahl en 1902 à Berlin, morte le 8 septembre 2003 à Pöcking, Allemagne) est une danseuse, actrice, réalisatrice et photographe allemande. Malgré une œuvre remarquée entre 1932 et 1936, elle sera rejetée après 1945 par la plupart des cinéastes pour s’être associée aux menées du nazisme, notamment à travers deux de ses fillms, le Triomphe de la volonté (Triumph des Willens, 1934), un film documentaire grandiose qui révèle à la fois tout l'esthétisme et la grandiloquence cinématographique de Leni Riefenstahl et constitue l'un des plus grands documentaires de propagande jamais réalisés, et Les Dieux du stade (Olympia), tourné lors des Jeux olympiques de Berlin de 1936.
Pour Olympia elle met en œuvre une technique jusqu’alors inouïe et filme pour la première fois durant les épreuves. Le travail de montage dure 18 mois. Dans ce travail, les images sportives acquièrent une dimension proprement artistique : la réalisatrice cherche à exalter la virilité et la force martiale, notamment à travers la beauté du corps masculin athlétique. Ce film est considéré comme l'un des meilleurs films documentaires de l’histoire pour ses différentes techniques novatrices telles que des cadrages innovants, l’utilisation du travelling, de caméras sur rails et de caméras sous-marines.
La première projection du film (les deux parties durant en tout près de 4 heures) a lieu le 20 avril 1938 en hommage à l’anniversaire du Führer. Ce film acquiert une grande reconnaissance internationale, recevant notamment le Premier Prix du Festival de Venise. Leni Riefenstahl de son côté se verra décerner en 1939 une médaille d'or de la part du Comité international olympique pour ce film.

À partir de 1941, le cours de la guerre ainsi que des problèmes de santé l’empêchent de poursuivre tout travail de réalisation.
Après la Seconde Guerre mondiale, en butte à la haine de ses collègues, notamment d’Hollywood, elle est placée sous la protection et la curatelle des autorités françaises d’occupation de l’Allemagne, et bénéficie de la sympathie de Jean Cocteau pendant sept ans.
Portée devant les tribunaux en 1948, accusée de n’avoir pas rétribué les Roms et les Sintis de son film Tiefland (Bas pays), tourné en 1940-41, et de leur avoir promis de manière trompeuse de les sauver de la déportation, elle est finalement acquittée. En 1949, un nouveau procès l’oppose au magazine Bunte qui avait publié les calomnies concernant le film Tiefland, procès qu’elle remporte. S’ensuivent d’autres procès à propos de son travail de propagandiste pour le régime nazi.
Ce n’est qu’en 1954 qu’elle termine son film Tiefland qui sera un échec.

C’est à partir de cette date que, confrontée à des critiques incessantes visant tous ses projets de film, elle se tourne essentiellement vers la photographie, réalisant notamment plusieurs reportages photographiques sur les Noubas du Soudan (dont elle apprend la langue). Ces séries font l’objet d’une reconnaissance internationale dans les années 1970. Ousmane Sow s'inspirera d'ailleurs du travail de Leni Riefenstahl pour créer ses premières sculptures de Noubas qu'il expose en 1998 au Centre culturel français de Dakar.
En 1972, elle obtient une accréditation officielle pour couvrir les Jeux olympiques de Munich en tant que photographe. En 1976, elle est invitée d'honneur aux Jeux olympiques de Montréal.
Toujours prête à relever des défis dans le cadre de son travail, elle apprend à 72 ans à faire de la plongée sous-marine (brevet passé en 1974 au Malindi) pour réaliser un film sur l’univers sous-marin. Elle publie alors un livre de photographies intitulé Jardins de coraux (Korallengärten).
Elle répond à toutes les accusations en publiant ses Mémoires en 1987. Elle y dément toute complicité avec le régime national-socialiste et affirme ne s’être jamais attachée qu’à l’aspect artistique de son travail. Malgré le grand succès public de ce livre (traduit en 9 langues), il est largement malmené par la critique.
En 2000, elle survit à un accident d’hélicoptère, lors de son dernier voyage auprès des Noubas au Soudan. Elle est alors âgée de 98 ans. En 2002, elle présente son dernier film Impressions sous-marines basé sur 25 années de plongées.
Elle s’éteint le 8 septembre 2003 à Pöcking près de Munich, à 101 ans.

Il semble que Jodie Foster travaille à un biopic sur la vie de Leni Riefenstahl (qu'elle interprèterait).

Polémique
« Le 22 août 2002, Leni Riefenstahl atteignait l’âge de 100 ans. Evénement si considérable que, d’un bout du monde à l’autre, la communication médiatique internationale n’a pas manqué d’en répercuter l’écho. Cette marche au pas fut orchestrée avec la sortie sur les écrans de sa dernière œuvre : Impressions sous-marines. » Ainsi commence un article du Monde Diplomatique daté d'octobre 2002 et intitulé « Indécente réhabilitation de Leni Riefenstahl ». Cet article à charge reprend ensuite en détail tout ce qu'on a pu reprocher à Leni Riefenstahl durant les années nazies. Il y parle par exemple de « la nature fasciste de son esthétique ».
Loin de moi l'idée de défendre ou d'excuser l'inexcusable. Mais je voudrais tout de même replacer certaines choses dans leur contexte. Et remettre quelques pendules à l'heure.

Sentiment de revanche
La connerie humaine est hélas sans limite. Il ne lui faut souvent qu'un peu de terreau fertile pour croitre et prospérer. Dans la montée du nazisme ce terreau fut le sentiment d'humiliation du peuple allemand après sa défaite de 1918. Amputé d'une bonne partie, le territoire allemand est alors coupé en deux par le couloir de Dantzig, démilitarisé, surveillé. L'Allemagne est condamnée à de lourdes réparations et rendue seule responsable du conflit ; ses colonies sont confisquées. Habités par le souvenir de la Gloire passée, du IIe Reich d'Otto von Bismarck, les allemands étaient ainsi dans la disposition d'esprit parfaite pour suivre le premier qui leur promettrait le retour de ces heures bénies.
Mais souvenons-nous de ce que fut, en France, la IIIe République. Bâtie elle aussi à la suite d'une humiliante défaite, dont le symbole fut la perte de l'Alsace et la Lorraine, condamnée à payer une indemnité de guerre importante, elle n'eut de cesse d'exalter, notamment auprès de sa jeunesse (dans les écoles de Jules Ferry), les valeurs de patriotisme et même de revanche. L'idéal de société proposé alors aux jeunes Français est largement subordonné aux objectifs politiques et militaires de l'état. Ce que leur présentent les livres scolaires de l'époque c'est une société fortement hiérarchisée dans laquelle chacun se tient à sa place et où chaque classe a le respect des classes supérieures. La valeur la plus présente dans ces manuels est l'obéissance et le respect : obéissance de l'élève à son instituteur, de l'enfant à ses parents, du serviteur à son maître, de l'ouvrier au patron, du soldat à son officier. Puis vient le patriotisme, fait d' amour du sol natal (présenté comme le plus beau du monde), d'admiration (pour le prestigieux passé militaire, pour les grands savants, pour les artistes prestigieux...) et d'abnégation.
On peut alors se demander ce qui se serait passé en 1889 si le Général Boulanger avait été Hitler ?

Antisémitisme
De même, l'affaire Dreyfus illustre à quel point l'antisémitisme, véhiculé depuis près de deux mille ans par l'idéologie catholique, n'était pas l'apanage du seul peuple allemand. Les rafles des années d'occupation le prouvent également.

Culte du corps
De même le culte du corps n'est pas une invention du National Socialisme, ni de Leni Riefenstahl.
Il apparait véritablement vers le milieu du XIXe siècle, comme une revanche de l'homme malmené par le travail industriel. À travers le culte du corps et de l’énergie, de la santé (physique, donc morale), l’athlète est élevé au rang de héros moderne. Ainsi, chez Coubertin, la croisade pour la réhabilitation du corps physique est aussi une recherche de réhabilitation du corps social et du corps politique, ceux de la France de la fin du XIXe siècle. Le culte du corps est le culte de deux corps, celui de l’individu et celui de la nation.
On retrouve ce même culte du corps dans l'idéologie naturiste. Le naturisme va, vers la fin du XIXe siècle, notamment dans l'Allemagne de l’empereur Guillaume II, promouvoir la vie au grand air, les bains de soleil, la gymnastique et l’éducation physique, les régimes végétariens et l’abstinence à l’alcool et au tabac. Et même s'il est dans un premier temps interdit par les nazis, Hitler est finalement convaincu par Hans Suren qui, dans son livre L'homme et le soleil, prône un naturisme national, où le concept de race pure germanique est mis en valeur à travers l'exercice physique et la nudité. Celui-ci oblige ainsi chaque individu à entretenir son corps dans une optique eugénique. Le culte de la beauté commence. En adoptant les principes de sélection raciale, les naturistes renforcent ainsi sans l'avoir voulu la propagation des idéaux nazis.
Race supérieure
De même il serait trop facile d'oublier qu'au déclenchement de la Deuxième Guerre Mondiale la France et l'Angleterre étaient les deux puissances coloniales dominantes. Or l'idéologie coloniale reposait entre autre sur l'idée de la supériorité de la race blanche sur les peuples colonisés. Rappelons-nous les expositions coloniales qui furent organisées au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle dans les pays européens. Ayant pour but avoué de montrer aux habitants de la Métropole les différentes facettes des colonies, ces expositions donnaient lieu à des reconstitutions d'environnements naturels et de monuments d'Afrique, d'Asie ou d'Océanie, mais surtout à la mise en situation d'habitants des colonies, souvent déplacés de force, dans de véritables zoos humains. Ainsi l'Exposition Coloniale Internationale de Paris de 1931 accueillit, Porte de Vincennes, 34 millions de visiteurs et dura 6 mois.

Je vais cesser là ma démonstration. Ce que je voulais dire à travers tous ces exemples c'est qu'il est facile de juger et de condamner, confortablement installé dans son fauteuil. Je trouve plus intéressant d'essayer de comprendre. Replacer l'engagement de Leni Riefenstahl, ou son soi-disant esthétisme fascisant, dans le contexte de l'époque permet, non pas de justifier ou d'excuser, mais au moins de comprendre. L'artiste est un médium qui ne fait souvent que retranscrire l'air du temps. Qu'elle ait été fascinée par Hitler, c'est indéniable. Mais des millions d'allemands le furent. Et même au-delà de l'Allemagne. Qu'aurait fait ce bien-pensant Lionel Richard, l'auteur de l'article dont je vous parlais plus haut, s'il était né en 1902 à Berlin ?

Pour finir, voici les vers d'une chanson de Jean-Jacques Goldman, qui résument bien tout ça :

Et si j’étais né en dix-sept à Leidenstadt,   
Sur les ruines d’un champ de bataille   
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens   
Si j’avais été allemand ?

On saura jamais c’qu’on a vraiment dans nos ventres
   Caché derrière nos apparences
   L’âme d’un brave ou d’un complice ou d’un bourreau
   Ou le pire ou le plus beau

Mais qu’on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
   D’avoir à choisir un camp.



Rodtchenko (Alexandre)
17 novembre 2010



Alexandre Mikhaïlovitch Rodtchenko (né en 1891 à Saint-Pétersbourg, mort en 1956 à Moscou) est un artiste russe, à la fois peintre, sculpteur, photographe et designer. Il était marié à Varvara Stépanova, une artiste peintre, dessinatrice, designer, poète, typographe et décoratrice de théâtre.

Rodtchenko est l'un des fondateur du constructivisme russe et a beaucoup influencé le design russe et la photographie par ses travaux.
Essentiellement peintre à ses débuts, il poursuit des recherches autour de la peinture abstraite et se rapproche des peintres les plus novateurs de l'époque, tels Malévtich et Kandinsky.
Mais il abandonne la peinture en 1921 à la suite de l'Exposition 5x5=25 de Moscou à laquelle il participe aux côtés de Popova, sa femme Stépanova, Vesnine et Exter. Ces cinq artistes y affirment « l'absolue nécessité à lier toute création à la production et à l'organisation même de la vie ». Rodtchenko y présente 3 monochromes (rouge, jaune et bleu) et déclare avoir ainsi démontré « la fin de la peinture ». Il se tourne alors vers la photographie, médium qu’il considère comme plus représentatif de la modernité. 
Dès 1919, il a commencé à réaliser des collages et à expérimenter le photomontage, dont il est l'un des inventeurs. Vers 1924, débute une période d'intenses recherches formelles qui aboutissent à la notion d'art « non-objectif » ou « compositionnel » - ses photos sont mises en scène, recadrées, retravaillées, subjectives...
Elles restent, en tous cas, remarquables, avec de forts contrastes et des effets de prises de vue (notamment plongée et contre-plongée), et des portraits, surtout, merveilleusement expressifs.

Ronis (Willy)


11 juillet 2010
Willy Ronis, né le 14 août 1910 et mort le 11 septembre 2009 à Paris, est un photographe français. Il est l’un des représentants les plus éminents de ce que l’on a appelé par la suite la photographie humaniste.

Willy Ronis est le fils d’un émigré juif d’Odessa et d’une pianiste juive lituanienne, ayant fui au début du XXe siècle les pogroms. Mélomanes, ils se rencontrent dans une amicale d’exilés russes et s’installent dans le 9e arrondissement de Paris. Après un emploi de retoucheur en photographie dans un studio réputé, « pour effacer les rides des dames », son père ouvre son propre studio sous le pseudonyme de Roness.
Leur fils, Willy, naît à Paris au pied de la Butte Montmartre. Willy Ronisen veut devenir compositeur de musique. Mais lors de son retour du service militaire en 1932, son père, très malade, lui demande de l’aider au studio. Ainsi, Ronis fait lui-même les tirages de ses photos. Il est peu intéressé par la photographie conventionnelle mais se passionne pour les expositions de photographies. Ses opinions politiques penchent à gauche ; il photographie les manifestations ouvrières de 1934. En 1936, son père meurt, le studio est vendu et la famille déménage dans le 11e arrondissement.

À partir de cette date, il se consacre au reportage. Avec la montée du Front populaire, les mêmes idéaux rapprochent Ronis de Robert Capa et de David « Chim » Seymour, photographes déjà célèbres. Il a également l’occasion de connaître Kertesz, Brassaï et Cartier-Bresson.
Il participe dans les années 1950 au Groupe des XV aux côtés de Robert Doisneau, de Pierre Jahan ou de René-Jacques pour défendre la photographie comme une véritable expression artistique.
Dans les années 1970-1980, parallèlement à ses activités de photographe, il consacre beaucoup de temps à l’enseignement : à l’École d’art d’Avignon, puis aux facultés d’Aix-en-Provence et de Marseille. Il y crée un cours d’histoire de la photographie.
En 1979, il reçoit le Grand Prix national de la photographie, décerné par le ministère de la Culture (France).
En 1983, il a légué son œuvre à l’État français.
En 2005-2006, l'Hôtel de ville de Paris présente une rétrospective de son oeuvre parisienne qui remporte un succès considérable avec plus de 500.000 visiteurs.

Aujourd’hui l’œuvre de Willy Ronis est exposée dans le monde entier et ses images figurent dans les collections des plus grands musées. Willy Ronis est, avec Robert Doisneau « l’un des photographes majeurs de cette école française de l’après-guerre qui a su concilier avec talent les valeurs humanistes et les exigences esthétiques du réalisme poétique ».

Rouge
14 septembre 2010
Il existe plusieurs définitions du rouge qui désignent à peu près la même couleur :
  • En physique, « c'est la couleur de la lumière dont la longueur d'onde est comprise entre 630 et 780 nm ».
  • En chromie et en synthèse additive (RVB), c'est l'une des trois couleurs primaires.
  • En imprimerie et en synthèse soustractive le rouge est une couleur composée obtenue en mélangeant le magenta et le jaune à 100 %. Sa couleur complémentaire est le cyan.
  • On trouve des rouges écarlates, carmin, garance, vermillon...
  • C'est la couleur qui excite le plus le cône de l'œil humain après le jaune.
Le rouge, comme toutes les couleurs, a ses bons et ses mauvais côtés. Le rouge est la couleur de la passion, de l'audace, de l'intelligence, c'est une couleur chaude, voire torride (couleur de l'érotisme). Quand il tend vers le pourpre, il symbolise la puissance, le pouvoir, la souveraineté (empereurs, cardinaux, robes de magistrats), l'aristocratie. Mais c'est aussi la couleur du sang, de la mort, du diable, des flames de l'enfer, de la révolte et des révolutions. C'est la couleur de l'interdit et du danger.

Comme éléments associés à la couleur rouge, on peut citer : le sang, le piment, les tomates, les fraises, les cerises, les groseilles, les coquelicots, certaines roses et pivoines, les fleurs des pommiers du japon, les fruits du houx, les coccinelles, les poissons rouges, l'ibis rouge...
En sport, il y a le carton rouge, les Sang et Or de Lens, les Diables rouges de Manchester, les Ferraris.
Au cinéma plusieurs films ont du rouge dans le titre : "Le cercle rouge", un des meilleur polar français, avec Montand et un Bourvil à contre-emploi ; "Soleil rouge", un western au casting international avec Charles Bronson, Alain Delon et Toshiro Mifune ; "Á la poursuite d'Octobre rouge" avec Sean Connery ; "L'auberge rouge" avec Fernandel. En littérature, il y a "Le rouge et le noir".
Le rouge est également la couleur des cabines téléphonique anglaises, d'un célèbre Moulin parisien, d'un non moins fameux quartier d'Amsterdam, du Golden gate de San Francisco, de la grand place de Moscou, ainsi que de la planète Mars.
C'est la couleur sacrée du Japon, que l'on retrouve sur les temples, les ponts et les portes (Torii).
On peut être rouge de colère ou de honte, dérouler le tapis rouge, suivre le fil rouge, et boire un verre de rouge sans forcément voir rouge. On peut parfois passer au rouge.
Sinon, on a le téléphone rouge, les gardes rouges, l'armée rouge, le drapeau rouge, le label rouge, la croix rouge, le ruban rouge... et le petit chaperon rouge. C'est aussi devenu, par la grâce de Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste du journal new-yorkais Harper's Illustrated Weekly à la fin du XIXe siècle, la couleur du Père Noël.
Le terme peaux rouges désignait les indiens d'Amérique avant qu'ils ne soient pratiquement exterminés.
C'est la couleur prédominante chez Soutine. Chez Matisse, également, dans sa période fauviste.

Allez, on se fait une orgie de rouge ?