Il y a 50 ans… 1963 !

Parce que l’année 1963 est une année un peu « spéciale » pour moi et que ça fait juste 50 ans, j’ai eu envie de voir quels tableaux se peignaient cette année là…

L’actualité de 1963 en quelques dates

8 janvier : après avoir établi le catalogue complet des œuvres d’Yves Tanguy, Kay Sage se suicide par empoisonnement.
14 janvier : le général de Gaulle refuse la création d’une force nucléaire multilatérale proposée par les États-Unis.
25 mai : trente et un pays indépendants signent la charte constitutive de l’Organisation de l’unité africaine.
11 juin : le bonze vietnamien Thích Quảng Đức s’immole à Saigon, pour protester contre les persécutions anti-bouddhistes du régime de Ngô Dinh Diêm.
16 juin : la cosmonaute russe Valentina Terechkova est la première femme dans l’espace, à bord de Vostok 6.
14 juillet : Jacques Anquetil gagne le Tour de France devant le grimpeur espagnol Federico Bahamontes.
15 juillet : formation du gouvernement Houphouët-Boigny (2) en Côte d’Ivoire.
19 juillet : première greffe d’un cœur artificiel à Houston. Le patient survit 4 jours.
29 juillet : rejet par la France du traité de Moscou sur les essais nucléaires.
28 août : marche vers Washington pour le travail et la liberté, une gigantesque marche pour les droits civiques à Washington (200 000 manifestants) avec le discours de Martin Luther King contre la ségrégation raciale : I have a dream.
31 août : mise en place du « téléphone rouge » entre la Maison-Blanche et le Kremlin.
31 août : mort de Georges Braque, peintre français.
6 septembre : sortie en France de Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock.
15 septembre : Ahmed Ben Bella devient président de la République en Algérie.
10 octobre : sortie au Royaume-Uni du second film de James Bond, Bons baisers de Russie, avec Sean Connery.
11 octobre : mort d’Édith Piaf, chanteuse française, et de Jean Cocteau, écrivain, cinéaste et dessinateur français.
22 novembre : assassinat du président John Fitzgerald Kennedy à Dallas.
27 novembre : sortie de Les Tontons flingueurs de Georges Lautner.
12 décembre : le Kenya obtient son indépendance du Royaume-Uni au sein du Commonwealth.
23 décembre : Nasser propose la réunion d’un sommet au Caire de tous les chefs d’État arabes consacré à la question israélo-arabe. Le sommet décide la création d’une Organisation pour la libération de la Palestine (OLP).

1963 voit également la sortie en France de films comme Docteur Jerry et Mister Love, Céopatre, Mélodie en sous-sol, Laurence d’Arabie, Le mépris, … Sinon, c’est le début de la Beatlemania en Grande-Bretagne. Les Beatles vont en effet de succès en succès. Leurs disques, de Please please me à I want to hold your hand en passant par She loves you, se classent à la première place des ventes au Royaume-Uni. Le 13 octobre, leur prestation au show télévisé « Sunday Night at the London Palladium » déclenche les premières émeutes d’un public frénétique. Le 4 novembre, ils jouent devant la Reine mère et la princesse Margaret à l’occasion du « Royal Variety Performance ». En France, Sheila chante L’école est finie, Claude François Si j’avais un marteau et Jean Ferrat Nuit et brouillard.
Marcel Pagnol publie Jean de Florette et Manon des sources, Louis Aragon Le Fou d’Elsa. Le prix Hugo du meilleur roman de science fiction est attribué au livre Le Maître du Haut Château de Philip K. Dick. Aldous Huxley meurt le 22 novembre. En janvier, parution des Bijoux de la Castafiore, 21ème album de Tintin.
Le 2 mai, Georges Wilson succède à Jean Vilar à la direction du Théâtre national populaire (TNP).
La maison de la Radio est inaugurée le 14 décembre 1963 par Charles de Gaulle, président de la République française, en présence d’André Malraux, ministre d’État chargé des Affaires culturelles. Et le 21 décembre, démarrage des émissions expérimentales de la deuxième chaîne de la RTF. Les 16 et 17 septembre sont diffusés le premier épisode d’Au-delà du réel et du Fugitif sur ABC. En France c’est Thierry la Fronde dont le premier épisode est diffusé le 3 novembre.
Ça ne nous rajeunit pas, tout ça !

1963 en peinture

En France, les nouveaux réalistes avec Arman, Raymond Hains, Yves Klein, Jean Tinguely ou Jacques Villeglé, s’opposent à la figuration narrative de Jacques Monory, Bernard Rancillac, Erró, Valerio Adami, Peter Klasen, Hervé Télémaque, Eduardo Arroyo, Alain Jacquet ou Gérard Fromanger.
Né en Angleterre au milieu des années 50, avec notamment Eduardo Paolozzi et David Hockney c’est aux États-Unis que le Pop art explose vraiment au début des années 60 avec Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Jasper Johns, Jim Dine, Mel Ramos, Robert Rauschenberg, James Rosenquist, Tom Wesselmann, Wayne Thiebaud et tant d’autres… Le suisse Peter Stämpfli, le français Martial Raysse ou le canadien Michael Snow peuvent aussi être rattachés au Pop art.
L’apparition du Pop art dans les pays anglo-saxons, et de la Nouvelle Figuration en France, marque une réaction contre l’Abstraction en général et plus particulièrement contre l’extrême subjectivité de certains peintres abstraits. Mais si l’Art abstrait n’occupe plus le centre de l’actualité, il ne cesse pas pour autant d’exister, avec des artistes comme Alfred Manessier et Hans Hartung en France, Louis van Lint en Belgique, Terry Frost ou Howard Hodgkin en Angleterre, Helen Frankenthaler, Robert Motherwel, Theodoros Stamos et Hans Hofmann aux Etats-Unis (Expressionnisme abstrait), Charles Gagnon au Canada,… Aux États-Unis commence également à s’imposer le Minimal Art, qui, à l’opposé de l’expressionnisme abstrait, évite toute redondance et insiste sur la simplicité fondamentale des moyens plastiques (Ellsworth Kelly, Burgoyne Diller). Les principales recherches portent sur l’action perceptive de la couleur étalée en aplat sur la surface de la toile, comme chez Joseph Albers et ses fameux « hommages aux carrés », mais aussi chez Adolph Gottlieb ou Gene Davis.
Au japon, le groupe Gutai, fondé en 1954, bat son plein, avec Sadamasa Motonaga, Saburô Murakami, Tsuruko Yamazaki ou Atsuko Tanaka.
Bien que le mouvement soit dissous depuis 1951, la philosophie CoBrA continue également à travers certains de ses artistes phares comme Asger Jorn, Egill Jacobsen ou Karel Appel.
Les surréalistes Joan Miró ou René Magritte sont également toujours à l’œuvre.
Et puis encore beaucoup d’autres artistes, partout à travers le monde…

Les galeries

Voici donc ce voyage qui nous ramène un demi-siècle en arrière. Un voyage tout en couleurs, qui n’est qu’un reflet de mes goûts et ne saurait en aucun cas être exhaustif ou un tant soit peu « raisonné »… J’aurais pu présenter des centaines d’autres tableaux, tout autant « valables » mais j’ai volontairement choisi ceux qui me « touchent » le plus. J’espère qu’ils vous toucheront aussi…
Bonne visite !

Et voici, pour terminer ce voyage dans la passé et se souvenir qu’en ce temps là la télévision était encore en noir et blanc (la couleur n’a fait son apparition officielle en France que le 1er octobre 1967), une seconde galerie, toute en noir & blanc avec, notamment, le prince du noir, Pierre Soulages, et le maître du blanc, Robert Ryman… et beaucoup d’autres.

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