La peinture Scandinave du XXe siècle à nos jours

Me voilà reparti dans mes voyages picturaux. Et c’est tout au Nord de l’Europe que je vous convie cette fois, avec la peinture Scandinave du XXe siècle à nos jours. Une peinture, il faut bien le dire, assez peu connue chez nous, à la notable exception près du norvégien Edvard Munch et de son fameux « cri ». Munch exécuta cinq versions du tableau, dont les plus fameuses sont une tempera sur carton au musée Munch d’Oslo et une peinture à l’huile, tempera et pastel à la Galerie nationale d’Oslo. Une troisième version appartient également au musée Munch. Une quatrième appartenait au milliardaire norvégien Petter Olsen avant d’être vendue aux enchères à un acheteur anonyme, le 2 mai 2012, pour la somme record (dans une vente aux enchères) de 119,92 millions de dollars !
Mais, dans le grand public, qui connait vraiment le reste de l’œuvre de Munch ou le nom d’autres peintres scandinaves ? En même temps, c’est assez normal si l’on considère que dans le classement Artprice du marché de l’Art en 2014, seuls 3 peintres scandinaves apparaissent dans les 500 premiers : Edvard Munch, 197e (en 2012, grâce à son cri, il était 14e), le suédois Anders Zorn (381e) et le danois Asger Jorn (452e). C’est bien peu.
Et pourtant ! Que de peintres magnifiques. Avec notamment un gros gros coup de cœur pour la Finlande : Helene Schjerfbeck, Akseli Gallen-Kallela, Ellen Thesleff, Pekka Halonen, Eero Järnefelt, Vilho Lampi, Yrjö Ollila, Tove Jansson, Otto Mäkilä, Sam Vanni, Birger Carlstedt, Veikko Marttinen, Lars-Gunnar Nordström, Paul Osipow, Erik Enroth, Kalervo Palsa (entré tout droit dans mon Panthéon), Leena Luostarinen, Jarmo Mäkilä, Sampsa Sarparanta, Alvar Gullichsen et tous les autres… Et comme les autres pays (Danemark, Norvège, Suède, et même l’Islande) se défendent aussi plutôt bien, vous allez voir que ce voyage nordique est un pur bonheur.

Le Danemark

La peinture nordique du XIXe siècle se divise en deux grandes périodes bien distinctes :

  • La Première recouvre les années 1820-1850 et concerne surtout le Danemark, où un véritable Âge d’Or voit le jour : de retour de Rome, plusieurs artistes comme Christoffer Wilhelm Eckersberg, veulent libérer la peinture des conventions établies par l’Académie. A cet égard, ils privilégient une démarche naturaliste ainsi que la peinture de plein air. Ils peignent des paysages citadins ou ruraux emplis de lumière, dans un style novateur, libre et spontané.
  • La Seconde débute autour de 1870 où, à l’instar des peintres français retirés à Barbizon ou à Pont-Aven, quelques artistes quittent la capitale danoise afin de se rendre à Skagen, petit village de pêcheurs à la pointe nord du pays. Autour de Michael Ancher et de Peder Severin Krøyer, ces peintres adoptent une facture libre et spontanée, et choisissent désormais leurs motifs dans leur entourage et leur quotidien. L’importance de l’École de Skagen dans l’évolution de la peinture scandinave est déterminante : elle marque l’assimilation des principes impressionnistes dans le respect de la tradition scandinave.

La fin du siècle voit l’éclosion de styles personnels, orientés essentiellement vers l’exploration du monde intérieur de l’artiste, comme dans les œuvres de Vilhelm Hammershøi, parvenu de son vivant à une notoriété internationale, avec des compositions dont le dépouillement et la qualité de la lumière rappellent Whistler autant que Vermeer.
Le mouvement symboliste trouve une résonance au Danemark dans les œuvres de Jens Ferdinand Willumsen ou d’Ejnar Nielsen. Laurits Andersen Ring, également impliqué dans le symbolisme danois, se spécialise dans les peintures de la vie et des paysages du sud de la Zélande.
Paul Gustave Fischer est un peintre impressionniste romantique spécialisé dans les scènes urbaines et intimistes.
Un peu plus tard, au début du XXe siècle, un autre groupe se développe sur l’île de Fionie avec l’encouragement de Johannes Larsen et l’inspiration de Theodor Philipsen (lui-même inspiré par Gauguin, dont il fut l’ami intime). Les Fynboerne (peintres de Fionie) sont Peter Hansen, Fritz Syberg, Jens Birkholm, Karl Schou, Harald Giersing, Anna Syberg, Christine Swane et Alhed Larsen.

L’expressionnisme paysagiste danois se développe entre les deux guerres mondiales avec Jens Søndergaard et Oluf Høst, ses principaux représentants. En parallèle, des artistes plus jeunes comme Niels Lergaard, Lauritz Hartz et Karl Bovin adoptent un style plus français, léger et moderniste, et fondent le groupe Corner en 1932. Vers la même époque, Edvard Weie, l’artiste suédois Karl Isakson, Olaf Rude, Kraesten Iversen, Oluf Høst et Niels Lergaard sont attirés par la beauté naturelle des îles de la Baltique, Bornholm et Christiansø. Ensemble, ils lancent la soi-disant école de Bornholm qui fournit la base d’une exposition permanente du Musée d’art de Bornholm près de Gudhjem.
La coopérative Grønningen (du nom d’une rue de Copenhague), fondée en 1915, réunit des artistes intéressés par l’art radical et expérimental. S’y retrouvent notamment Harald Giersing, William Scharff, Johannes Larsen, bientôt rejoints par Vilhelm Lundstrøm, Jens Søndergaard, Niels Lergaard ou Erik Hoppe.
Sigurd Swane est d’abord influencé par le travail des Fauves à Paris quand il peint une série de peintures de forêts riches en verts, jaunes et bleus. Plus tard, il peint un certain nombre de paysages lumineuses tout en vivant dans ​​une ferme à Odsherred, dans le nord-ouest de la Zélande.
Harald Giersing joue un rôle important dans le développement du mouvement moderne au Danemark autour de 1910-1920.
Vilhelm Lundstrøm, un des plus grands modernistes, a importé le cubisme au Danemark. Il est connu pour ses natures mortes avec des oranges et des scènes cubistes avec des nus. Son travail se développe plus tard dans des couleurs beaucoup plus souples et des formes contrastées.
Richard Mortensen est un peintre surréaliste importante, inspiré aussi par Kandinsky. Il est un des co-fondateur de la Linien (Ligne), association de l’abstraction et du surréalisme lancée par Vilhelm Bjerke-Petersen, avec également Ejler Bille. Mortensen est aussi membre du groupe Grønningen. Ses œuvres expressionnistes ultérieures présentent de grandes surfaces aux couleurs vives.
Asger Jorn est un artiste multiple, peintre, sculpteur, écrivain et céramiste. Trouvant son inspiration en dehors du Danemark, il a beaucoup voyagé. Avec Constant Nieuwenhuis, Karel Appel et Dotremont, il devient la force motrice du groupe CoBrA.
En 1947, la Linien est relancée, notamment autour de l’art concret, toujours avec Vilhelm Bjerke Petersen et Richard Mortensen, plus Albert Mertz, Richard Winther, Ib Geertsen, Paul Gadegaard et les sculpteurs Sonja Ferlov et Robert Jacobsen.

L’art moderne bénéficie au Danemark de nombreux lieux d’exposition, comme le Louisiana Museum, le Musée National d’Art et la Glyptotek de Copenhague, ou le Musée d’Art du Jutland.
Richard Winther est considéré comme l’un des principaux artistes danois du XXe siècle. Débutant dès l’âge de dix ans, sa prolifique carrière (qui s’étend des années 1940 aux années 2000) a porté principalement sur ​​la peinture, le graphisme, la photographie et la sculpture. Son travail a été grandement influencé, au sein de la Linien, par Asger Jorn et Richard Mortensen.
Per Kirkeby a produit un ensemble impressionnant d’illustrations néo-expressionnistes sur masonite, toiles, tableaux noirs et papier ainsi que diverses sculptures et même architectures. Initialement intéressé par le pop art, ses peintures colorées ont été largement exposé, dont récemment à la Tate Modern de Londres.
Tal R, né en Israël en 1967, réalise des tableaux sauvages et colorées, combinant formes et images. Inspiré par tout, de la Shoah aux bandes dessinées, son travail est largement exposé.
On peut également citer d’autres artistes, comme Elmgreen et Dragset, qui explorent la relation entre l’art, l’architecture et le design, Olafur Eliasson (sculptures et installations à grande échelle), Jeppe Hein (installations d’art interactif, souvent activés par le spectateur) ou Jens Galschiøt, un sculpteur politique dénonçant les violations des droits de l’homme.
Parmi les artistes contemporains, les danois les mieux côtés sont Michael Kvium, 471e au classement Artprice pour l’Art contemporain 2013-2014, et Sergej Jensen, 500e, et vainqueur du Fred Thieler Prize 2013.

La Finlande

Après avoir subi la domination suédoise pendant près de sept siècles, en 1809 la Finlande se retrouve annexée à la Russie et reste sous sa dépendance jusqu’à la Première Guerre mondiale. Ce joug, de même que les conditions naturelles extrêmes de ce pays, dont le tiers se trouve au-delà du cercle polaire arctique, n’empêchent pas l’Art finlandais de se développer de manière originale. Centrés sur l’exaltation d’un patriotisme national, les artistes participent à la quête des racines politiques, historiques et culturelles de leur pays. Le passé mythique de la Finlande devient leur source d’inspiration, comme en témoignent les chefs-d’oeuvre d’Akseli Gallen-Kallela, qui illustre la saga du Kalevala.
La nature est incontestablement le sujet de prédilection des peintres de cette époque, mais son approche diffère de celle des artistes Français. Primitivisme et exotisme conduisent les artistes nordiques à découvrir des « terres vierges », contrées oubliées de leur propre pays : Carélie en Finlande, Dalécarlie et Bohüsan en Suède, montagnes de Norvège… Trois œuvres finlandaises représentent parfaitement ce courant : « Le Grand Pic Noir – Terre désertique » (1893) et « Les Rapides de Mäntykoski (1892-94) d’Askeli Gallen Kallela, et Terre Désertique (1899) de Pekka Halonen. Plus encore que l’évolution de la nature finlandaise, ces toiles sont devenues le symbole de la Finlande luttant pour conquérir son indépendance, politique face à la Russie, et culturelle face à la Suède.
Lors de l’Exposition Universelle de 1900 à Paris, la Finlande, alors Grand-Duché rattaché à la personne du Tsar Nicolas II, obtient que soit construit un pavillon (décoré, entre autres, par Pekka Halonnen) séparé de celui des Russes.

[ Pour la suite de l’histoire, j’avoue que je n’ai rien trouvé sur le web – donc si quelqu’un lit mon blog et a des infos sur l’histoire la peinture finnoise au XXe siècle, je suis preneur ! idem pour la Norvège… ]

L’Islande

La peinture islandaise contemporaine est née sous le pinceau de Þórarinn Þorláksson qui, après sa formation à Copenhague dans les années 1890, est retourné en Islande de 1900 à sa mort en 1924 pour, presque exclusivement, peindre le paysage islandais. Þorláksson n’est pas le seul artiste islandais à avoir étudié au Danemark à cette époque : il y avait plusieurs Islandais, hommes et femmes, à l’Académie dans les dernières années du XIXe siècle, notamment Asgrimur Jónsson qui, avec Þorláksson, a créé, pour représenter les paysages de leur pays d’origine, un style naturaliste romantique.
Cet attachement au paysage islandais était lié au nationalisme et au mouvement vers l’indépendance, très actif à cette période. D’autres paysagistes ont d’ailleurs rapidement suivi les traces de Þorláksson et Jónsson. Parmis eux Jóhannes Kjarval, Jón Stefánsson et Juliana Sveinsdóttir. Kjarval, en particulier, est remarquable pour sa technique visant à rendre les caractéristiques de la roche volcanique qui domine l’environnement islandais.

L’art abstrait, lui, est devenu important en Islande vers le milieu du XXe siècle, avec des artistes tels que Svavar Guðnason et Nína Tryggvadottir. Toutefois, certains des artistes de renom du pays ont évité l’abstraction, comme Gunnlaugur Scheving qui a plutôt favorisé un contenu narratif et une approche de la couleur et des formes influencé par le fauvisme et le cubisme ; et Louisa Matthiasdottir, basée à New York, qui a appris de l’expressionnisme abstrait mais n’en est pas moins restée figurative.
Einar Hákonarson, dès 1968, se distingue sur la scène artistique islandaise par des peintures pop, figuratives et expressionnistes. Il annonce le renouveau de la figuration dans la peinture islandaise, qui était alors dominée par l’art abstrait.
La représentation du paysage reste néanmoins le thème le plus important dans l’art islandais, ce qui se reflète dans les expositions de la Galerie Nationale.

La Norvège

La rigueur du climat, l’aridité de la nature et la domination, jusqu’en 1905, de la Suède, retardèrent longtemps le développement d’un véritable Art norvégien. C’est grâce à une impulsion décisive venue du Danemark, notamment du cercle d’artistes de Skagen, que les peintres norvégiens commencent à peindre des scènes de la vie contemporaine et éclaircissent leur palette. Le genre intimiste est né, porté à son apogée par Christian Krohg vers la fin du XIXe siècle.
Les premières manifestations du Symbolisme, la Peinture d’atmosphère, font également leur apparition en Norvège. Certains artistes dont Kitty Kielland, Harriet Backer, Eilif Peterssen, Erik Werenskiold, Gerhard Munthe, se réunissent pour travailler dans la ferme de Christian Skredsvig et représenter quelques unes des caractéristiques de la nature nordique, tels les crépuscules, les longs soirs d’été et les eaux des lacs, des fjords et des rivières.

La Suède

A la recherche de nouvelles perspectives, bannissant la rigueur académique de L’Académie de Stockholm, plusieurs artistes suédois se rendent en France dès 1870. Réunis dans le village de Grez-sur-Loing, ils assimilent les leçons de l’impressionnisme (particulièrement visibles dans l’oeuvre de Karl Nordström) et les diffusent dès leur retour dans leur pays d’origine. Ils préservent la singularité de leur style tout en participant à l’évolution artistique de leur temps vers le symbolisme. Ces artistes accordent une attention particulière à cette subtile lumière qui baigne les paysages du Nord.

Les années 1880 et les deux décennies suivantes s’avèrent une période de grandeur dans la création suédoise :

  • Un premier développement significatif intervient en 1885 avec la création du groupe d’artistes Opponenterna (les Opposants), inspirés par l’art français (qu’ils sont venus étudier à Paris) et qui comprend, entre autres, les sculpteurs Per Hasselberg et Gusten Lindberg, les peintres August Hagborg, Ernst Josephson, Carl Larsson, Eugène Jansson, Georg Pauli… Les vues nocturnes tourbillonnantes d’Eugène Jansson (inspiré par Van Gogh) ainsi que les illustrations décoratives de Carl Larsson reflètent bien la diversité et la richesse de l’art suédois de cette époque. On peut également noter la présence de plusieurs femmes peintres, dont Eva Bonnier et Hanna Hirsch-Pauli (femme de Georg Pauli).
  • Dans les années 1890, trois membres de l’Association des Artistes, Nils Kreuger, Karl Nordström et Richard Bergh, lancent l’école de Varberg, qui va notamment moderniser la peinture de paysage, dans un style synthétique proche de Gauguin.

Le meilleur artiste de cette période est sans doute le peintre et sculpteur Anders Zorn qui reçoit, entre autres, la première médaille à l’Exposition universelle de Paris en 1889. Ses portraits séduisent par leur spontanéité et leur acuité psychologique. Ses nus sensuels et picturaux, inspirés en partie par Renoir, marquent une rupture définitive avec les conventions académiques. Il est l’un des peintres important en Europe en cette fin de XIXe siècle. Un autre peintre populaire de cette époque est Bruno Liljefors avec ses peintures naturalistes d’animaux en mouvement.

Le modernisme entre dans l’art suédois avec le groupe de jeunes artistes 1909 års män qui comprend exclusivement des hommes, parmi lesquels Isaac Grünewald, Tor Bjurström, Arthur Percy ou Birger Simonsson. Trois autres artistes essentiels de ce début de siècle sont Hilma af Klint, Nils Dardel et Gösta Adrian Nilsson :

  • Hilma af Klint est sans doute un des génie méconnu de la peinture. Elle a en effet créé plus de 1000 œuvres, mais elle n’a jamais montré de son vivant ses peintures abstraites en public, parce qu’elle ne croyait pas que notre temps était venu de les comprendre. Or, ses premières peintures abstraites datent de 1906, soit quatre à cinq ans avant Kandinsky, pourtant considéré comme le fondateur de la peinture abstraite (si l’on oublie aussi Ciurlionis, Natalia Gontcharova ou Francis Picabia !).
  • Gösta Adrian Nilsson, inspiré par le cubisme, le dadaïsme ou Fernand Léger, va à son tour inspirer les artistes du Groupe d’Halmstad qui introduit le surréalisme en Suède dans les années 1930, avec les artistes Sven Jonson, Waldemar Lorentzon, Stellan Morner, Esaias Thorén, et les frères Axel Olson et Erik Olson.
  • Nils Dardel, lui, développe un style très personnel, mélange de nombreuses influences, du post-impressionnisme aux couleurs pures des Fauves, en passant par la gravure sur bois japonaise dont il reprend le trait élégant et précis, presque naïf. Influences que l’on retrouve également chez Einar Jolin ou Sigrid Hjertén avec lesquels, dans les années 1910, il était venu à Paris.

A partir du milieu des années 1920 et durant une vingtaine d’années, à côté du surréalisme, c’est l’expressionnisme qui domine, avec des représentants comme Sven Erixson, Bror Hjorth et le groupe des coloristes de Göteborg : Ivan Ivarsson, Åke Göransson, Inge Schiøler et Ragnar Sandberg.
Dans les années 1930, la peinture socialiste est représentée par Albin Amelin.

Après la Seconde Guerre mondiale, l’art suédois se développe grâce au Konstfrämjandet (mouvement populaire de Promotion des arts) fondé en 1947. Son objectif est la démocratisation de l’accès à l’art et son slogan est : L’art pour tous. L’art abstrait, comme partout à cette époque, est fortement représenté, avec Olle Bonniér, John Ivar Berg, Per-Erik Böklin, Rune Jansson, Bertil Öhlund, Olle Bærtling, Pierre Olofsson ou Uno Svensson.
Dans les années 1960, début officiel de l’art contemporain, on trouve une grande variété d’artistes, qui commencent à chercher d’autres modes d’expression tels que le cinéma ou la performance. Le concept même de l’art a changé et les disciplines s’interpénètrent de plus en plus. Les positions politiques sont également importantes. Au centre de ce développement en Suède et à l’étranger se trouve le Musée d’Art Moderne avec son conservateur d’alors Pontus Hulten. Le musée produit de nombreuses expositions révolutionnaires au cours de cette période, comme le Mouvement dans l’art avec, entre autres, Jean Tinguely ou Per Olof Ultvedts, ou l’exposition quatre Américains où les œuvres des artistes Jasper Johns, Alfred Leslie, Robert Rauschenberg et Richard Stankiewicz sont montrées au public suédois avant même que ces artistes ne le soient aux États-Unis.
Le postmodernisme de la fin des années 1970 voit un retour d’artistes qui se consacrent surtout à la peinture. Plusieurs artistes de cette mouvance, comme Cecilia Edefalk, Ola Billgren ou Max Book, vont profiter de la surchauffe du Marché de l’art des années 1980 : tout ce qu’ils produisent se vend…

L’art contemporain en Suède d’aujourd’hui est bien représenté dans les grandes biennales qui donnent le la de l’art à travers le monde, telles que celle de Venise ou la Documenta de Kassel. L’installation, la vidéo, la photographie, le son et la performance y sont très présents, mais l’expression plus classique de la peinture et du dessin s’y voient toujours. Souvent l’idée-base de l’œuvre est la formulation du concept de l’art en lui-même. Durant les années 1990, Dan Wolgers (sculpture), Annika von Hausswollf (photographie) et Ernst Billgren sont les artistes suédois les plus en vue. Depuis, d’autres artistes se sont établis à l’échelle internationale, parmi lesquels quelques peintres comme Karin Mamma Andersson (206e au classement Artprice d’Art contemporain 2013-2014), Jockum Nordström (435e au même classement Artprice), Linn Fernström ou Felix Gmelin.

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Une réponse à La peinture Scandinave du XXe siècle à nos jours

  1. Cheminade Jean-Guy dit :

    C’est en effet une peinture peu connue chez nous mais pourtant très intéressante – avec de grands artistes qui gagnent à être connus !

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