Joan Miró

Joan Miró (20 avril 1893, Barcelone – 25 décembre 1983, Palma de Majorque) est un peintre, sculpteur, graveur et céramiste, célébré universellement comme l’un des grands artistes du XXe siècle. De nationalité espagnole, Joan Miró se définit comme catalan international. C’est l’un des principaux représentants du mouvement surréaliste. Son œuvre reflète son attrait pour le subconscient, pour « l’esprit enfantin », et pour son pays.
À ses débuts, il montre de fortes influences fauvistes, cubistes et expressionnistes, avant d’évoluer vers une peinture plane avec un certain côté naïf. Le tableau intitulé La Ferme, peint en 1920, est l’une des toiles les plus connues de cette époque.
À partir de son départ pour Paris, son œuvre devient plus onirique, ce qui correspond aux grandes lignes du mouvement surréaliste auquel il adhère.

Une des plus intéressantes peintures de cette période est sans doute le Carnaval d’Arlequin (1925). C’est une toile totalement surréaliste qui obtient un grand succès à l’exposition collective « Peinture surréaliste » de la galerie Pierre (Paris). Elle est exposée à côté d’œuvres de Giorgio de Chirico, Paul Klee, Man Ray, Pablo Picasso et Max Ernst.
Cette peinture est considérée comme étant l’apogée de la période surréaliste de Joan Miró. Réalisée de 1924 à 1925, le maître l’exécute à une époque de sa vie économiquement difficile où il souffre, entre autres, de pénurie alimentaire et à laquelle le thème de l’œuvre est lié : « J’ai essayé de traduire les hallucinations que la faim produisait. Je ne peignais pas ce que je voyais en rêve, comme diraient aujourd’hui Breton et les siens, mais ce que la faim produisait : une forme de transe ressemblant à ce que ressentent les orientaux ».

Dès 1925, il développe de surprenantes recherches plastiques dans divers sens, avec une profusion de symboles qui font de lui le précurseur l’Abstraction lyrique. Selon Jacques Dupin : « Miró a abouti, vingt ans avant Pollock à la création d’un espace extrêmement suggestif par la confusion de la texture et de la structure, qui ouvrira une voie scandaleusement nouvelle à la génération qui suit. » Selon James Thrall Soby « il suffit de citer les noms de Pollock, Rothko, Gottlieb, Motherwell, pour les États-Unis, et de Tàpies, Burri, Alechinsky et bien d’autres en Europe, pour constater que les germes lancés par Miró n’ont pas été dispersés en vain. »
Dans de nombreux entretiens et écrits des années 1930, Miró manifeste son désir d’abandonner les méthodes conventionnelles de la peinture, pour – selon ses propres mots – « les tuer, les assassiner ou les violer », favorisant ainsi une forme d’expression contemporaine. Il ne veut se plier à aucunes exigences, ni à celles de l’esthétique et de ses méthodes, ni à celles du surréalisme. En effet, Miró détestait les théories sur l’art et il se tenait toujours en marge des courants quels qu’ils soient.

Dans les années 30, il réalise des Constructions, œuvres en trois dimensions faites de bois, de fer, d’objets de rencontre découpés et assemblés qui annoncent ses sculptures. En 1940, Mirò commence les travaux de céramique, à Barcelone, avec son ami Llorens Artigas. La sculpture prend alors de plus en plus de place dans l’art de Miró : il réalise ses premières sculptures en bronze et en terre cuite.

En son honneur a été fondée à Barcelone la « Fondation Miró », en 1975. C’est un centre culturel et artistique dévolu à la présentation des nouvelles tendances de l’art contemporain. Elle est initialement alimentée par un important fond offert par le maître. D’autres lieux possèdent d’importantes collections d’œuvres de Miró, comme la Fondation Pilar et Joan Miró de Palma de Majorque, le MNAM de Paris, le musée d’art moderne de Lille et le MoMA de New York.

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