Jean Dubuffet, artiste brut

« Le vrai art, il est toujours là où on ne l’attend pas. Là où personne ne pense à lui ni ne prononce son nom. L’art déteste d’être reconnu et salué par son nom. Il se sauve aussitôt. L’art est un personnage passionnément épris d’incognito. Sitôt qu’on le décèle […], il se sauve en laissant à sa place un figurant lauré qui porte sur son dos une grande pancarte où c’est marqué Art, que tout le monde asperge aussitôt de champagne et que les conférenciers promènent de ville en ville avec un anneau dans le nez. »

Jean Dubuffet (Le Havre, 31 juillet 1901, Paris, 12 mai 1985), est un peintre, sculpteur et plasticien français, et premier théoricien d’un style d’art auquel il a donné le nom d’« art brut », des productions de marginaux ou de malades mentaux dont il reconnaît s’être lui-même largement inspiré. Fils de Charles-Alexandre Dubuffet et de Jeanne-Léonie Paillette, négociants aisés en vin, Jean Dubuffet appartient à la bonne bourgeoisie du Havre, ville où il fera toutes ses études secondaires. Parmi les élèves du lycée se trouvent Armand Salacrou, Georges Limbour et Raymond Queneau. Dubuffet, guère passionné par ses études, préfère le dessin et s’inscrit dès la classe de seconde à l’école des beaux-arts du Havre, qui compte aussi parmi ses anciens élèves Georges Braque, Raoul Dufy et Othon Friesz. Après avoir passé son baccalauréat, il s’inscrit à Paris à l’Académie Julian mais constate qu’il préfère apprendre seul et, quittant l’académie, il établit un atelier rue de la Chaussée-d’Antin, dans une dépendance de l’affaire familiale où il choisit de vivre en reclus, d’étudier les langues. Il s’essaie aussi à la littérature, à la musique et se disperse. Il se cherche, voyage en Italie, en Suisse. Il est convaincu que l’art occidental meurt sous le foisonnement des références plus ou moins académiques.
En 1927 il se marie et fonde un commerce de vins en gros, à Bercy. Mais après un voyage en Hollande en 1931, le goût de la peinture lui revient. Dès 1934, il met son commerce en gérance et se consacre à de nouvelles expérimentations artistiques. À la recherche d’une forme d’expression nouvelle il se lance dans la fabrication de marionnettes et de masques sculptés d’après les empreintes de visages, sans grand succès.

Découragé, Dubuffet reprend son activité commerciale en 1937. Divorcé en 1935, il se remarie avec Émilie Carlu, de 14 ans sa cadette (dont il fait de jolis portraits en 1935, un peu dans le style de Kisling peignant Kiki de Montparnasse, dont La petite Lilie était justement l’amie), puis, deux ans après, en 1939, il est mobilisé au ministère de l’Air, à Paris, mais renvoyé à Rochefort pour indiscipline. Au moment de l’exode, il se réfugie à Céret où il est démobilisé. Et en 1942 (il a déjà 41 ans), il décide pour la troisième fois de se consacrer exclusivement à la peinture. Cette fois ce sera pour de bon.
Il réalise plusieurs tableaux dont le premier véritablement important est Les Gardes du corps, considéré comme le point de départ de son œuvre. À la fin de cette même année son ami Georges Limbour lui achète Les Gardes du corps et le sort de sa « clandestinité » en le présentant à Jean Paulhan. Dubuffet, qui vient de s’installer dans un nouvel atelier rue de Vaugirard et a déjà réalisé de nombreux tableaux, notamment des gouaches, participe par l’intermédiaire de Jean Paulhan à l’exposition « Le Nu dans l’art contemporain » à la galerie Drouin, avec Femme assise aux persiennes (mai 1943). Dans la même galerie, en juillet, il présente Vingt et un paysages et Paysage herbeux et terreux.
L’autre œuvre marquante est la série des Métro présentant des bonshommes et bonnes femmes avec de grands nez et des chapeaux rigolos. Son autre thème d’inspiration est la foule qu’il initie avec La Rue (mars 1943), qui sera exposée à la galerie Drouin en 1944 et en janvier 1950, ainsi qu’à la galerie Pierre Matisse de New York (thème qu’il reprendra plus tard dans un nouveau style : Rue passagère, 1961).

L’art brut

En réalité, Dubuffet se veut autodidacte, ce qui explique sa curiosité pour les trouvailles d’artistes « non culturels », pour « l’art des fous », et sa révolte contre l’art des musées qui lui vaudra de multiples inimitiés nées de multiples batailles. « Naïve est l’idée que quelques pauvres faits et quelques pauvres œuvres des temps passés qui se sont trouvés conservés sont forcément le meilleur et le plus important de ces époques. Leur conservation résulte seulement de ce qu’un petit cénacle les a choisis et applaudis en éliminant tous les autres. ».
En 1945, Dubuffet publie Prospectus aux amateurs de tous genres et Notes aux fins lettrés, dans lesquels il fait savoir qu’il n’est pas facile d’innover derrière Kandinsky, Klee, Matisse ou Picasso. Il propose donc d’explorer des territoires inconnus. En partant de l’informe, « animer des surfaces, représenter des aberrations dans la chorale de l’œuvre d’art […] Animer le matériau […] compter avec le hasard ».
C’est en 1948 que Dubuffet fonde la Compagnie de l’art brut avec André Breton, Jean Paulhan, Charles Ratton, Henri-Pierre Roché, Michel Tapié et Edmond Bomsel, rejoints ensuite par Jean Revol. Le peintre Slavko Kopač assure le rôle de conservateur de la Collection. Par « art brut », Dubuffet désigne l’art produit par des non-professionnels travaillant en dehors des normes esthétiques convenues, restés à l’écart du milieu artistique, ou ayant subi une rupture sociale et psychologique suffisamment forte pour qu’ils se retrouvent totalement isolés et se mettent à créer.
L’intitulé « Art brut » est donné pour la première fois en 1949 à une exposition présentant les artistes réunis par Dubuffet à la galerie Drouin. À cette occasion, Dubuffet rédige le catalogue de l’exposition qui comprend 200 œuvres d’artistes inconnus qui font partie de sa collection et il publie un traité : L’Art brut préféré aux arts culturels, qui fait scandale.

L’événement de l’après-guerre

Déjà, lors de sa première exposition personnelle à la galerie René Drouin, du 20 octobre au 18 novembre 1944, Dubuffet avait frappé les esprits : « La première exposition marquante dans Paris libéré est celle d’un artiste inconnu, Dubuffet, dont la maladresse délibérée provoque un scandale tel qu’on n’en avait pas vu depuis longtemps. La galerie reçoit des lettres anonymes, le livre d’or est couvert d’insultes. ».
Il est vrai que les œuvres exposées sont chamarrées, d’allure « barbare » et délirante. Certains amateurs s’en entichent, tandis que la majorité du public crie à la provocation et à l’imposture. Les expositions suivantes : « Mirobolus, Macadam & CieHautes Pâtes » et « Portraits », reçoivent le même accueil controversé. Dubuffet répond aux détracteurs : « Il est vrai que la manière du dessin est, dans ces peintures exposées, tout à fait exempte d’aucun savoir-faire convenu comme on est habitué à le trouver aux tableaux faits par des peintres professionnels, et telle qu’il n’est nullement besoin d’aucunes études spéciales, ni d’aucuns dons congénitaux pour en exécuter de semblables […]. Il est vrai que les tracés n’ont pas été exécutés avec soin et minutie mais donnent au contraire l’impression d’une négligence […]. Enfin il est vrai que beaucoup de personnes éprouveront d’abord, au vu de ces tableaux, un sentiment d’effroi et d’aversion. »
En réalité, l’artiste campe sur sa volonté anti-culturelle. Il présente dans ces expositions des œuvres qui jouent exprès avec la gaucherie, le gribouillage, la matière brute, là où il est persuadé que se trouve l’origine de l’art. De toute façon Dubuffet ne cherche pas à plaire. Il ne cherche même pas à vendre puisqu’il est dégagé de tout besoin matériel par la fortune familiale. Il est en quête d’une voie plastique nouvelle que quelques rares initiés apprécient fortement. Francis Ponge, Paulhan, Limbour, et bientôt d’autres, comme André Breton, soutiendront sa démarche. Avant que les artistes de Cobra n’en fassent un mouvement d’ampleur.
À partir de là, la carrière de Dubuffet va s’égrainer en périodes et cycles successifs, l’artiste parvenant sans arrêt à renouveler ses moyens d’expression. Nous pouvons déjà parcourir certaines de ces périodes à travers ses affiches d’expositions, en France et ailleurs :

Portraits (1945-47)

En 1947, l’artiste fait une exposition des portraits de ses amis qu’il a réalisés entre 1945 et 1947, Portraits par Dubuffet, comprenant notamment Francis Ponge, Jean Paulhan, Georges Limbour, Paul Léautaud, Jean Fautrier, Henri Michaux, Antonin Artaud, André Dhôtel, Charles-Albert Cingria, Michel Tapié, Joë Bousquet, Henri Calet, Jules Supervielle et bien d’autres dans un style que André Pieyre de Mandiargues a qualifié de « tendresse barbare ». De Jean Paulhan, avec lequel il échange une volumineuse correspondance de 1945 à 1968, il fait, dès 1945, de multiples portraits, que le Metropolitan Museum of Art a évalué au nombre de 27.
Dubuffet considère qu’un portrait n’a pas besoin d’accuser beaucoup de traits distinctifs de la personne figurée. Il les a traités dans un esprit d’effigie de la personne, sans qu’il soit besoin de pousser très loin l’exactitude des traits.

De 1947 à 1949, Dubuffet effectue trois voyages au Sahara, notamment à El Goléa, attiré par une « table rase » dont l’artiste a besoin pour parachever son « déconditionnement ». Car malgré ses recherches pour se libérer de toute influence, Dubuffet se heurte encore à certaines limites, notamment le furieux scandale provoqué par ses expositions. Dans le désert, il trouve le « rien » sur lequel il peut construire.

Corps de dames (1950)

Les Corps de dames, peints durant l’année 1950, représentent des corps en énormes masses, souvent affublés de toutes petites jambes et de toutes petites têtes. Ce sont toujours des femmes nues, certaines montrent une accouchement, d’autres sautent ou dansent. On les a comparé aux Nana dont on retrouve la trace dans les premières œuvres de Niki de Saint Phalle. Les critiques n’ont pas davantage ménagé le peintre sur les Corps de dames qu’ils ne l’ont fait sur les portraits ou les personnages. Elles lui ont même prêté toutes sortes d’intentions malfaisantes, notamment celle de « ridiculiser les formes du corps humain », et même, de « minimiser l’être humain », lui prêtant des intentions malfaisantes. On peut penser qu’au-delà de l’humour, a volonté du peintre était plutôt de choquer volontairement en forçant la « férocité de son trait ». Dubuffet ne cherche pas à plaire, au contraire.

À partir de 1951, à Paris, et à New York où il réside de novembre 1951 à avril 1952, Dubuffet travaille des peintures en maçonnages lourds, en triturations de pâtes épaisses avec des reliefs. C’est la série des Sols et terrains, Paysages mentaux.
En 1951 Dubuffet publie un ouvrage sur la peinture d’Alfonso Ossorio (peintre américano-philippin apparenté au mouvement de l’expressionnisme abstrait) avec lequel il est devenu très ami, et qu’il admire parce que sa peinture est une « subtile machine à véhiculer la philosophie ». Jusqu’en 1953, il reste sur ce thème du « mental » avec Sols et terrains, Terres radieuses, avec des « pâtes battues », couleurs employées en pâtes épaisses dont les jeunes artistes américains vont s’inspirer.

Petites statuettes de la vie précaire (1954-60)

Les Petites statues de la vie précaire sont des sculptures, réalisées par Jean Dubuffet en deux périodes, de mars à octobre 1954, où il a produit 41 pièces, et de octobre à décembre 1959 (39 pièces), les chiffres exacts variant selon les sources.
Elles sont formées d’assemblages de matériaux « pauvres », ramassés ici ou là par l’artiste pendant sa « période de Vence ». Dix d’entre elles figuraient dans l’exposition rétrospective de 1961 au musée des arts décoratifs de Paris, situé au pavillon de Marsan, exposées conjointement avec des éléments de la Collection d’art brut de Jean Dubuffet, avant son transfert à Lausanne. Encore une fois, cette exposition provoque un scandale (après celui provoqué par l’exposition à la galerie René Drouin en 1945).
En 2001, les Petites statues ont fait partie de la rétrospective Jean Dubuffet au Centre Pompidou. Les Inrockuptibles les présente ainsi : « Dubuffet fabrique avec de l’éponge, du papier mâché, du vieux bois ramassé sur la plage ou les débris d’une automobile brûlée ses Petites statues de la vie précaire, figurines pathétiques et minables, antinomiques des sculptures officielles qu’on érige aux grands hommes ». Et c’est bien ainsi que Dubuffet les a voulues : « minables », déroutantes, effrayantes. Se rapprocher de l’art brut en utilisant la matière brute : mâchefer, racine, pierre volcanique, filasse, scories, comme s’il s’agissait d’une réhabilitation des matières décriées. L’arte povera avec quinze ans d’avance.
L’artiste donne une description des trois premières statues dans le catalogue de l’exposition du musée des arts décoratifs de Paris : « La première fut “Grouloulou” faite de morceaux de journaux froissés, englués de colle, massés sur une armature. […] La seconde fut “Gigoton”, faite de laine d’acier (tampon Jex) que les ménagères utilisent pour nettoyer leurs casseroles. La troisième, “Personnage aux yeux de strass”, utilisait les débris d’une automobile incendiée qui se trouvait dans le garage où je remisais ma propre voiture. »

Durant cette « période de Vence » (les médecins ont préconisé la région pour la santé de la femme de Dubuffet) les recherches de Dubuffet aboutissent à d’autres séries de « Célébration du sol » (« La chaussée la plus dénuée de tout accident et de toute particularité, n’importe quel plancher sale ou terre nue poussiéreuse, auxquels nul n’aurait l’idée de porter son regard […] sont pour moi nappes d’ivresse et de jubilation ») qu’il classe sous les intitulés : « Topographies » « Texturologies », « Matériologies », « Aires et sites » dont les résultats vont surprendre le public une fois de plus.
Les travaux de cette période seront exposés à Paris au Musée des arts décoratifs en 1961 avec d’autres œuvres datant de ses périodes antérieures. À cette occasion, Dubuffet est de nouveau « l’unique artiste par qui le scandale arrive encore ». Devant la rétrospective qui comporte quatre cents peintures gouache dessins, sculptures, assemblages, le public et une partie de la critique s’interroge encore : charlatan ou génie ? Dubuffet a alors soixante ans, ses recherches ont procédé par cycles d’une prodigieuse puissance créatrice. Certains veulent voir en Dubuffet un second Picasso, les deux artistes ayant en commun le renouvellement constant de leurs moyens d’expression.
En 1961, avec le cycle « Paris circus », Dubuffet revient un temps à la célébration de l’humain, de la rue, de la foule.

Le cycle de L’Hourloupe (1962-1974)

Dubuffet est, dès 1962, suivi par d’autres peintres, notamment Antoni Tàpies qui est venu à « l’art autre », tel que Michel Tapié l’a défini dans son essai au titre homonyme incluant les trouvailles de Dubuffet. Toujours en 1962, pendant l’été, il séjourne au Touquet-Paris-Plage, dans sa nouvelle villa-atelier Le Mirivis, et y réalise, entre le 15 et le 25 juillet, une série de dessins au stylo bille rouge et bleu (dessins semi-automatiques griffonnés en répondant au téléphone et qu’il barde de rayures rouges et bleues), qui, accompagnés de textes dans un jargon imaginaire, deviendront un petit livre (voir ci-contre) qui donnera son titre au cycle de L’Hourloupe (1962-1974). À partir de là, il va décliner ces dessins hachurés en tableaux d’assemblages découpés.
C’est certainement sa série la plus connue et la plus reconnue par le grand public. C’est aussi la plus longue.
C’est à Venise, en 1964, que Dubuffet choisit d’exposer pour la première fois le début de son cycle de L’Hourloupe, au Palazzo Grassi, hors de cette Biennale qui voit le couronnement de l’art américain, concrétisation du déclin de Paris en tant que capitale artistique (la remise du prix à Robert Rauschenberg, l’un des pionniers de ce qu’on appelle déjà le « pop-art », est vécue en Europe et en France notamment comme une véritable « trahison ») – mais c’est une autre histoire.
Dès 1966, Dubuffet passe aux réalisations en volume. Dans un premier temps, ce sont des objets : chaises, téléphones, arbres, meubles à tiroir, tables. Puis des « sculptures habitables » : le Castelet l’Hourloupe, le Château bleu, le Jardin d’hiver. De la Tour aux figures (classée monument historique), Dubuffet dit : « Paradoxalement érigés en lourd et massif monument, ce sont les cheminements rêveurs de la pensée que traduisent ces graphismes ». Ce passage en volume est l’avatar décisif de son œuvre, avec des expansions en polyester coloré, pour lui qui a toujours voulu « sortir de l’image ». Il abandonne l’huile pour la peinture au vinyle, au marker. Il apprend à maîtriser le polystyrène, le polyester, l’époxy, le béton projeté et les peintures polyuréthane.
On peut également parler du Manoir d’Essor pour le Louisiana Museum de Humlebæk, au Danemark, qu’il termine en 1982. Le Monument au fantôme construit en 1977 dans l’espace vert Discovery Green à Houston (Texas) et inauguré en 1983. En 1984, c’est le Monument à la bête debout à Chicago (Illinois) dont il avait conçu la maquette en 1969.
La Tour aux figures dont il n’a pu voir que le début des travaux, est achevée en 1988, sur l’île Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux. Avec 24 mètres, c’est sa sculpture la plus haute. L’intérieur de la structure est accessible : il s’agit d’un labyrinthe ascensionnel, réparti sur plusieurs étages et desservi par des escaliers.

La dernière série, dans les années 1982-84, consiste en tableaux abstraits violemment colorés, leçon de fraîcheur et de liberté, appelés « Mires ». Il les expose lors de la Biennale de Venise, au pavillon Français cette fois. La chose sera diversement appréciée et l’attitude de Jean Dubuffet, qui ne se prive pas de dire tout le mal qu’il pense du monde de l’art, ne fait rien pour arranger les choses.
À la fin de cette même année, Dubuffet décide d’arrêter de peindre et rédige durant l’hiver sa Biographie au pas de course. Il meurt le 12 mai 1985. Son épouse, Émilie, meurt trois ans plus tard.

Jean Dubuffet fait partie des artistes qui ont profondément marqué la seconde moitié du XXe siècle. Stimulé par les travaux d’artistes en marge du circuit culturel, il a réussi à s’affranchir des traditions et à réinventer l’art. Outre son apport essentiel dans la reconnaissance d’arts autres, d’art hors-les-normes, il a directement influencé les artistes de Cobra, Asger Jorn, Karel Appel et, plus généralement, l’art contemporain et le Street Art, comme dans les travaux de David Hockney, Jean-Michel Basquiat, Keith Haring, Cy Twombly, Dana Schutz, Niki de Saint Phalle et beaucoup d’autres (Tapié, Chaissac)… Et puis, surtout, il fait parti de ces artistes qui ont permis au regard du public de changer – en l’obligeant à s’interroger sur l’art. 

Galerie

Voici, pour terminer en beauté cet article, une sélection d’œuvres de Jean Dubuffet, de 1921 à 1984. Enjoy !

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