Autoportraits féminins en peinture

Autoportraits féminins en peinture

Un autoportrait est une représentation imagée d’une personne par elle-même : dessin, peinture, gravure, sculpture et, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, photographie.
Bien que la pratique des arts plastiques ait cours depuis les temps les plus reculés, ce n’est qu’en Europe que l’autoportrait est apparu en tant que genre artistique et seulement à partir de la fin du XIVe siècle : d’abord selon le procédé du caméo (insertion du portrait dans des compositions de grands formats) puis, à la fin du XVe siècle, de façon cette fois totalement indépendante.
L’autoportrait émerge essentiellement en raison de deux facteurs. Le premier, d’ordre technique, est le développement de la miroiterie, qui permet à un plus grand nombre d’individus de découvrir l’apparence de leurs visages ; le second, de nature anthropologique, concerne le changement de statut social du fabricant d’images qui, d’artisan anonyme et serviteur de l’Église qu’il était, se transforme en quelques années à peine en artiste courtisé par les puissants et qui estime finalement légitime le fait de se représenter soi-même en tant que « sujet » du tableau. Au fur et à mesure que la société occidentale se sécularise et se démocratise – et par conséquent que se généralise le sentiment d’être un individu singulier – l’autoportrait évolue en même temps qu’à chaque époque il se présente sous des aspects très divers (ce que vous allez pouvoir constater dans la galerie ci-dessous). 
À la différence de tous les autres genres artistiques, l’autoportrait présente la particularité que celui qui réalise l’œuvre (le fabricant), celui qu’elle représente (le sujet) et celui qui en est à l’initiative (le commanditaire) ne sont qu’une seule et même personne. Avec l’apparition des réseaux sociaux et du selfie, au début du XXIe siècle, un quatrième « membre » se greffe sur cette trinité : « le diffuseur« .
Plus que tout autre genre, donc, l’autoportrait informe le spectateur de la façon dont vie publique et vie privée interagissent au fil des époques, en même temps qu’il l’interroge sur son statut même et celui de la pratique artistique dans son ensemble. Il constitue par conséquent un matériau précieux non seulement pour les historiens de l’art mais également les psychologues et les sociologues.
[Wikipédia]

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