Graphisme britannique du XXe siècle à nos jours

John Hassall, Alfred Leete, Edward McKnight Kauffer, Frank Newbould, Austin Cooper, Tom Purvis, Abram Games, F H K Henrion, Alan Fletcher (et le studio Pentagram), Tom Eckersley, Martin Sharp, Peter Blake, Storm Thorgerson (et son studio Hipgnosis), Jamie Reid, Barney Bubbles, Neville Brody, The Designers Republic, Why not Associates et Angus Hyland sont les noms les plus représentatifs du graphisme britannique du XXe siècle à nos jours.

Retrouvez-les, et bien d’autres encore, dans la galerie ci-dessous. Bon voyage !

Graphisme américain du XXe siècle à nos jours

[  L’histoire de l’art américain est d’abord celle d’un long combat pour échapper à la tutelle de l’Europe et affirmer son autonomie par rapport aux modèles et aux styles que celle-ci véhiculait. La fondation par Alfred Stieglitz, en 1902, du groupe de la Photo Secession, qui donne toute son importance à un médium encore mésestimé, l’exposition de l’Armory Show à New York en 1913, l’arrivée aux États-Unis, avant puis pendant la Seconde Guerre mondiale, d’artistes fuyant le nazisme et l’Europe en guerre sont autant de moments qui préparent l’affirmation de cet art, avec les critères qui lui sont propres : matérialité, relation inédite à l’espace, sens de l’éphémère. Une nouvelle modernité naît alors. Un pays « sans passé » réussit à créer une culture authentique et vivante, après s’être approprié une partie de la tradition européenne.  ] Texte issu de universalis.fr.

Edward Penfield, grand illustrateur américain, est considéré comme le père de l’affiche américaine. Il est aussi une figure importante dans l’évolution de la conception graphique.
Le mordernisme américain apparaît autour des années 1920 et, nourri par l’apport de graphistes étrangers comme le russe Alex Brodovitch ou l’allemand Herbert Bayer, va prospérer jusqu’aux années 1960, porté par de grands noms du graphisme comme Lester Beall, Paul Rand, Saul Bass, Will Burtin ou Elaine et Alvin Lustig.
Du milieu des années 60, notamment porté par Wes Wilson et Victor Moscoso, le design psychédélique va dominer les arts graphiques pour une bonne décennie, puisant ses racines dans l’Art Nouveau et la Sécession viennoise autant que dans le Pop art. C’est à San Francisco, épicentre du mouvement Hippie que cette culture voit le jour. Dans le même temps, à New York, deux autres artistes vont développer leur propre esthétique : Seymour Chwast et Milton Glaser, associés pour former le Push Pin studio, considéré comme l’une des plus importantes agences de conception graphique du XXe siècle.
Dans les années 1980 et 90, on peut encore citer Ivan Chermayeff et Tom Geismar, Paula Scher ou Neville Brody, et, depuis les années 2000, David Carson ou Shepard Fairey.

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Graphisme japonais du XXe siècle à nos jours

Nous voici au pays du Soleil-Levant où cohabite, comme sans doute nulle part ailleurs, modernité et traditions. Un pays où tout est très codifié, ce qui n’empêche nullement une incroyable créativité. Un pays où la publicité (et donc l’affiche) est omniprésente. D’ailleurs, les qualités esthétiques de la conception graphique japonaise, largement reconnues, ont été récompensées par de nombreux prix. Bref, le Japon est un pays fascinant culturellement mais aussi publicitairement parlant, avec de vraies stars du graphisme comme Tadanori Yokoo, Shigeo Fukuda, Yusaku Kamekura, Ikko Tanaka, Koichi Sato, Kiyoshi Awasu ou Shin Matsunaga…
Le graphisme japonais s’est nourri de multiples influences : le Constructivisme russe, le mouvement De Stijl néerlandais, le Bauhaus allemand et, bien sûr, toute la culture américaine véhiculée durant l’occupation du pays après la seconde guerre mondiale – tout ça mélangé aux traditions ancestrales de l’estampe et à une iconographie traditionnelle.
La géométrie, la couleur et la composition tiennent une grande place dans ces affiches, ainsi que le dessin et une approche souvent très graphique de la typographie (surtout pour le regard d’un occidental), le japonais présentant l’originalité de pouvoir s’écrire verticalement et d’être composé de signes pictographiques.

«  Le graphisme japonais fascine. Tout ce qui nous vient du Japon déclenche la frénésie (…) En 1945, avec la nécessité de reconstruire un pays dévasté par la guerre, débute la deuxième révolution industrielle. Nous assistons au  miracle économique japonais  qui fait de ce pays, dès 1968, la deuxième économie mondiale juste derrière les États-Unis. Cette jeune superpuissance a un besoin croissant de packagings, de documents de communication, de marketing, de logotypes… et donc de graphistes pouvant porter ce renouveau.
Les chefs de file en seront Yusaku Kamekura avec la remarquable affiche pour les jeux Olympiques de Tokyo en 1964 (épurée comme du Paul Rand), mais aussi Ryuichi Yamashiro, Kazumasa Nagai, Ikko Tanaka, Shigeo Fukuda, Tadanori Yokoo… Pourtant nourri de codes internationaux et d’influences occidentales, le graphisme japonais contemporain garde une part d’ombre, celle dont parle Junchiro Tanizaki dans L’Éloge de l’ombre (1933) nous rappelant que les canons esthétiques occidentaux sont inopérants. (…)
À l’instar du film de Sofia Coppola, Lost in translation, le graphisme japonais reste pour partie intraduisible. Il se distingue profondément de nos schémas par le fait que les images japonaises, au même titre que l’écriture japonaise, en partie pictographique, font signes (et à ce titre peuvent être lus). Au Japon, de plus, il n’existe pas de frontières entre la publicité et le graphisme.  »
[Le texte entre «  » est tiré du centrepompidou.fr.]

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