Graphisme américain du XXe siècle à nos jours

[  L’histoire de l’art américain est d’abord celle d’un long combat pour échapper à la tutelle de l’Europe et affirmer son autonomie par rapport aux modèles et aux styles que celle-ci véhiculait. La fondation par Alfred Stieglitz, en 1902, du groupe de la Photo Secession, qui donne toute son importance à un médium encore mésestimé, l’exposition de l’Armory Show à New York en 1913, l’arrivée aux États-Unis, avant puis pendant la Seconde Guerre mondiale, d’artistes fuyant le nazisme et l’Europe en guerre sont autant de moments qui préparent l’affirmation de cet art, avec les critères qui lui sont propres : matérialité, relation inédite à l’espace, sens de l’éphémère. Une nouvelle modernité naît alors. Un pays « sans passé » réussit à créer une culture authentique et vivante, après s’être approprié une partie de la tradition européenne.  ] Texte issu de universalis.fr.

Edward Penfield, grand illustrateur américain, est considéré comme le père de l’affiche américaine. Il est aussi une figure importante dans l’évolution de la conception graphique.
Le mordernisme américain apparaît autour des années 1920 et, nourri par l’apport de graphistes étrangers comme le russe Alex Brodovitch ou l’allemand Herbert Bayer, va prospérer jusqu’aux années 1960, porté par de grands noms du graphisme comme Lester Beall, Paul Rand, Saul Bass, Will Burtin ou Elaine et Alvin Lustig.
Du milieu des années 60, notamment porté par Wes Wilson et Victor Moscoso, le design psychédélique va dominer les arts graphiques pour une bonne décennie, puisant ses racines dans l’Art Nouveau et la Sécession viennoise autant que dans le Pop art. C’est à San Francisco, épicentre du mouvement Hippie que cette culture voit le jour. Dans le même temps, à New York, deux autres artistes vont développer leur propre esthétique : Seymour Chwast et Milton Glaser, associés pour former le Push Pin studio, considéré comme l’une des plus importantes agences de conception graphique du XXe siècle.
Dans les années 1980 et 90, on peut encore citer Ivan Chermayeff et Tom Geismar, Paula Scher ou Neville Brody, et, depuis les années 2000, David Carson ou Shepard Fairey.

Bon voyage !

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