Graphisme italien du XXe siècle à nos jours

Posté le 8 mai 2015 dans Histoire du graphisme
Graphisme italien du XXe siècle à nos jours

Leopoldo Metlicovitz, Leonetto Cappiello et Marcello Dudovich représentent, au tout début du XXe siècle, la tradition de l’affiche. Mais le graphisme italien entre très tôt dans la modernité, grâce à des artistes comme Fortunato Depero. En 1915, il publie avec son ami Giacomo Balla un manifeste intitulé Reconstruction futuriste de l’univers. En 1926, à la Biennale de Venise, il expose un premier « tableau publicitaire » (et non pas une affiche), nommé Squisito al selz, qui marque symboliquement l’union de l’art et de la publicité notamment avec la société Campari pour laquelle il dessine, entre autres, un fameux flacon de Soda. Le futurisme de Marinetti est à l’œuvre et, avec lui, la confiance dans un futur glorieux (qui va, hélas, mener au fascisme) et dans le progrès symbolisé par des entreprises innovantes, comme Pirelli ou Olivetti, et leurs publicités extraordinaires de simplicité et d’intelligence, un mélange qui fascine encore aujourd’hui.

C’est que les graphistes italiens ont développé un éclectisme visuel très particulier, à la fois rationnel et inventif, provocateur et classique, modéré et extrémiste. Les principaux représentants en sont : Albe Steiner, le plus politique ; Bruno Munari, le plus joueur ; Max Huber, le plus suisse ; Bob Norda, le plus rationnel ; A.G. Fronzoni, le plus extrême ; Pino Tovaglia, le plus photographe ; Enzo Mari, le plus designer ; Massimo Vignelli, le plus diagonal ; Franco Grignani, le plus optique ; et d’autres encore : Armando Testa, Mimmo Castellano, Piergiorgio Maoloni, Ettore Vitale, Italo Lupi, sans oublier Michele Provinciali ou l’italo-britannique Germano Facetti (et ses couvertures de livres pour Penguin) ou, chez les plus jeunes, Leonardo Sonnoli, Guido Scarabottolo, Francesco Franchi, etc.

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